TROISIÈME PARTIE
Les considérations préliminaires dans lesquelles nous sommes entrés sont indispensables à l'étude des syphilides. C'est en effet la nosographie qui nous montre la place qu'elles doivent occuper dans l'évolution de la maladie syphilitique ; c'est la séméiotique cutanée qui nous donne leur valeur absolue et relative comme symptômes.
Il existe des lésions tégumentaires dans les quatre périodes de la syphilis; mais ce n'est que dans la deuxième qu'on observe des syphilides, c'est-à-dire des affections débutant spontanément par la peau.
Le chancre dans la première période, les tumeurs gommeuses dans la troisième, la teinte bislre de la peau dans la quatrième sont bien des altérations cutanées, mais elles sont déterminées par une action extérieure dans le premier cas, et dans le second elles sont consécutives à des lésions plus profondes.
Les affections de la deuxième période peuvent être divisées en deux classes : elles sont ou spéciales, c'est-à-dire appartenant exclusivement à la syphilis, ce sont le chancre induré, les plaques muqueuses et les végétations-, ou communes, c'est-à-dire empruntant les différentes formes des manifestations diathésiques ; ces dernières constituent la classe des syphilides.
SYPHILIS TÉGUMEÎïTAI RI-