‹ Lecture à haute voix [microforme] (volume 2)Chapitre 118 sur 184 · QUÉBEC · texte numérisé non relu

QUÉBEC

Québec, sans doute, n’a pas à son origine de ces lgendes épiques qui retentissent dans l’histoire du monde et qui sont l’apanage des cités antiques. Le prêtre planta sur son sol la croix du Christ et son ombre divine l’a toujours protégée. |

L'été, quand le soleil est pur et que la nuit étoilée

étend sur toute chose sa mélancolique et mystérieuse ”

réverie, une promenade à travers la ville n’est pas sang

charme. De la Terrasse, vous voyez le fleuve Saint- Laurent qui ressemble à un dieu mythologique, roulant en silence ses ondes argentées.

En longeant ces vieux murs, en admirant cette forteresse élevée commeun nid d’aigle sur un roc sourcil leux, on se croirait dans une ville du moyen-âge ; au temps des factions et des guerres civiles, une de ces villes accoutumées aux bruits des armes, aux fanfares et aux hymnes guerriers, mais tout est silencieux dans la vieille capitale ‘et vous n’entendez même pas le pas cadencé d’une sentinelle. Dans cette ville et aux alentours, que d'événements ont été accomplis! Queile lutte pleine de poésie héroïque ! Que de vicissitudes ! et quel courage !

En quelque lieu que vous alliez, à la basse-ville, sur le chemin Saint-Louis ou Sainte-Foye, sur les rives de lu rivière Saint-Charles, tout respire un parfum historique, tout parle à vos yeux, tout a une voix qui exprime quelque chose de grand et de triste, et les pierres mêmes sont autour de vous comme les fantômes quiréfléchissent le passé,

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