‹ Lecture à haute voix [microforme] (volume 2)Chapitre 145 sur 184 · — LA LEÇON DE LA FLEUR · texte numérisé non relu

— LA LEÇON DE LA FLEUR

‘ Prends garde ! éloigne-toi de cette fleur que j'aime ; Si tu me l’effeuillais j'en aurais du chagrin, Et puis mon cher petit Paulin, Tu pourrais te piquer toi-même.” Ainsi parlait de loin la mère avec douceur :

Elle brodait sous la charmille ; Mais laissant bien souvent s'arrêter son aiguille, Pour surveiller l'enfant du regard et du cœur. Paulin disait tout bas : ‘ La chose est-elle vraie À Une fleur me piquer, c’est fort | Si c'était une abeille encor.

Je ne suis pas un marmot qu’on efiraie, Et je v. is essayer d’abord.” Or, la fraîche fleur purpurine Se balançait au bout d'un rameau d’églantier. Ce qu’il advint, on le devine :

En s’élançant pour le faire plier,

nder de ins indière pour pendant et vous oi-même cellents oublier

L'enfant déchira son visage Aux longs piquants cachés sous le feuillage... , Il ne jeta pas un seul cri, Par orgueil, espérant cacher son aventure ; Mais comment cacher sa figure, Où l’églantier avait écrit :

‘ Qu'il s'agisse ou non d’églantine La désobéissance a toujours une épine !

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