MARIE A SA MÈRE
Exercice sur E ouvert.
Terrebonne, 20 octobre 1894.
Chère maman,
C’est à genoux que ta petite Marie vient te faire l’aveu de sa faute. Malgré ta défense, j'ai pris ton grand vase à fleurs et l'ai brisé. J'ai le cœur triste en songeant que j'ai fait punir ma petite sœur, qui était innocente ; mais tu souris, tu me pardonnes. Je te promets, ma chère maman, qu’à l’avenir je serai plus obéissante.
Ta petite fille qui t'embrasse tendrement.