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Pa ‘ez sans nul souci, sans nulle inquiétude ; Laissez-nous le chagrin tr: solitude :
Trop restreints . nt vos ébats ; Voilez sous de larges climats, Entendez-vous là-bas, apportés par les nues, Des appels ré, és par des voix bien connues ? On vous veut au nid paternel :
Et votre cœur n’est pas cruel... .
Vous savez cependant combien notre tendresso À chacun de vos jours prodigua la caresse ; Combien pour nos etits oiseaux Nous rêvions jour: sereins et beaux!
Si parfois s'élevait quelque sombre nuage, Sur notre cœur, nos mains cachaient votre plumage, = Et nous suppliions le soleil De vous rendre son front vermeil.
Quand languissaient vos voix, et que la mélodie Menaçait de finir dans la cage bénie, Pour soutenir vos airs si doux, Nous venions chanter avec vous.
Quand sur vous s’épandait une rosée amère, Quand un pleur dans votre œil perlait sous la paupière, Un ange écartait le chagrin Et semait de fleurs le chemin.
Peut-être il vous souvient de ces pieuses fêtes Où le Seigneur parlait, où parlaient ses prophètes, Petits oiseaux de saint François, Comme vous écoutiez leurs voix !
Il vous souvient aussi des jours chers à Marie, De tout un mois d'amour, de fleurs et d'harmonie : Chaque nuit un charmant bonsoir Nous faisait rêver au revoir.
Et comment oublier vos luttes littéraires, Ces tournois à la plume, où sous l’œil de vos mères, Sans faire ruisseler le sang Vos cœurs briguaient le premier rang !
Et ces petits festins pleins de joie ineffable, Où de bien douces mains dressaient, chargeaient la table ; Ces fruits et ces gâteaux si doux, Petits oiseaux, y pensez-vous ?
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