TRISTESSE D'HIVER
Donnez une attention spéciale aux temps que le sens exige et comptez ceux que la ponctuation indique.
Oh ! que j'aime l’hiver, disait la petite Amélie en regardant au travers des vitres le beau tapis blanc que la neige avait étendu sur les prairies, et la parure de diamants dont le givre ornait les moindres branches d’arbres.
—Oui, répondit la mère, cela est très joli, vu d’une chambre bien chauffée ; mais songe, ma chère enfant, aux souffrances de ceux qui n’ont pas toutes lesaisances de la vie. Pour l’ouvrier, c'est la triste saison ; souvent le pain et l'ouvrage manquent, l’argent se fait rare, les vêtements sont insuffisants pour garantir de la bise et l’on grelotte sous les couvertures trop minces.
—Maman, dit Amélie, me permettrais-tu de donner un peu d'argent de ma petite bourse à cette pauvre ouvrière, qui habite dans les combles, et dont je vois la petite fille, toujours si mal
chaussée, courir chercher le pain chez le boulanger ?
—Certainement je te le permets et aussi de donner à cette pauvre petite la jupe que tu ne portes plus. La charité est un précepte divin, et quand on a le moyen de la faire, nul ne peut se dérober à cette obligation.
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Questionnaire.—Que disait Amélie et quelles sont
les choses qui lui plaisent de l'hiver Quelle impressi.
firent sur elle les paroles de sa mère —Quelle permission lui demanda-t-elle et comment cette demande fut-elle accueillie ?
Expliquer. —Hiver, neige, diamant, saison, bise.
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