TRIBUS SAUVAGES DU CANADA AU TEMPS DE CHAMPLAIN
Exercice sur OU et U.
Parmi les Sauvages avec qui les Français eurent de plus fréquentes relations, durant la colonisation du Canada, on voit se dessiner en première ligne ceux qui parlaient les dialectes huron-iroquois, appelés Hwrons, dont les nom- | breuses et puissantes tribus étaient répandues, au temps de Champlain, sur un vaste territoire. La péninsule formée par les lacs Huron, Erié et Ontario, avait été longtemps habitée par les cinq tribus confédérées des Hurons. Après leur défaite 1 par les Iroquois, une partie descendit le Saint- Laurent, et nous avons vu cette peuplade au village du Sault-Saint-Louis, à celui de Lorette, près de Québec, le long du lac Erié et sur la frontière du New-York occidental.
Les vêtements de ces pcuples n'étaient en été qu’une sorte de ceinture ; en hiver, ils se couvraient plus ou moins de robes de peaux d’animaux. Îls avaient aux pieds des chaussons de cuir, qu’ils appelaient mocassins, et des espèces
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âe bas de peau qu d’étoffe. Les camisoles de leurs femmes leur descendaient jusqu'aux genoux, et elles se couvraient la tête de petits bonnets en forme de calottes. Les plus riches se procurèrent ensuite des chemises. Tous aimaient à se tatguer, en se faisant tracer sur le corps des figures d’oiseaux, de serpents, et d’autres animaux. Leurs rnements consistaient en pendants d'oreilles, en plumes, en bouquets de poils.-Les femmes répandaient sur leurs cheveux du vermillon ou une poudre d’une certaine écorce. C’étaient elles qui
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Cabane d'écorce,
préparaient les terres et: qui en récoltaient les fruits. Les hommes se chargeaient d'ouvrir les tr sus OÙ ils devaient être conservés l'hiver. Leurs villages présentaient un amas de cabanes sans alignement et sans ordie ; elles étaie:t bâti d'écorces et revêtues d'un enduit de terre.
La danse était leur principal amusement : celle du calwmet était une danse guerrière qui s’exé-
Cutait au son d’un tambour lugubre. La danse de découverte était tout en action elle représentait une expédition de guerre. Les jeux de hasard étaient encore pOur eux une passion favorite ; ils jouaient tout ce qu’ils possédaient et quelquefois même jusqu’à leur liberté, qu'ils engageaient pour un temps.
Les Cinq-Nations, connues sous le nom générique d'Iroquois, habitaient près de la rivière et des lacs qui ont gardé leurs noms, dans le territoire actuel des Etats-Unis, et formaient wne confédération où chacune des tribus avait un pouvoir égal, L'autorité résidait dans l'opinion, la loi dans la tradition orale, Le chef des guerriers était choisi par la confiance générale qu’on avait dans sa bravoure et sa conduite. Les symboles les plus simples, peints sur la surface unie d’un arbre dépouillé de son écorce, réprésentaient leurs actions d'éclat; c’étaient là leurs trophées et leurs annales, et leurs chansons de guerre conservaient la mémoire de leurs héros. Ils se croyaient orgueilleusement les premiers d’entre les hommes, en tout supérieurs aux autres, et leur fierté héréditaire inspirait un indomptable courage à leurs jeunes hommes, Ils étaient grands, d'une taille avantageuse ; les traits de leur visage étaient réguliers ; ils avaient le nez aquilin, et rarement on en vit qui fussent affigés de quelque
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difformité. Leur regard était farguche, leur port rustique, et ils ne paraissaient rien moins que caressants ; cependant ils étaient assez squvent charitables et hospitaliers. Implacables ennemis, ilsétaient d'autant plus dangereux,qu’ils savaient plus habilement cacher leurs perfidies.
Les repas de chair humaine n'avaient lieu qu’en temps de guerre, et les prisonniers ou les ennemis tués dans les combats devenaient alors les mets choisis de leurs horribles festins. L’exécution solennelle des captifs semblait également faire partie, jusqu’à un certain point, de leur foi religieuse.
Ils n'avaient ni temple, ni sacrifice, ni prêtres, à moins qu’on ne prenne pour tels leurs jongleurs ou sorciers qui prétendaient être en communi-
cation avec les esprits. Ils n’admettaient que vaguement l’existence d’un être suprême, mais ils saisirent promptement l’idée du Grand-Esprit, dès qu’elle leur eut été suggérée par les missionnaires. Les bois, les eaux, les bêtes répondaient à l'intelligence du sauvage ; les étoiles, les montagnes, les arbres avaient la vie ; la rivière, le lac, les flots recélaient un esprit.
On ne pouvait satisfaire le mauvais esprit de la guerre que par des actes de barbarie ; ils ne sacrifiaient jamais toutefois ni leurs enfants, ni leurs amis.
Teis étaient les traits les plus caractéristiques des peuples de l'Amérique septentrionale, au “temps où Champlain jeta les fondements de la Nouvelle-France.
Histoire du Canada. — L’ABBé BRASSEUR DE BoURBOURG.
Nommez les principales tribus sauvages du Canada au. temp.
de M. de Champlain, \ Où habitaient les Hurons ? h Quel était le caractère des Iroquois ? Ces sauvages avaient-ils une religion
PR RE ee | PRÉPARATION À LA PREMIÈRE COMMUNION.
Exercice sur les consonnes soutenues S, Z,
Au retour du premier catéchisme, une jeune
eufant disait à ses parents : ‘ On nous a recommandé de ne manquer aucune réunion , de faire
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mieux nos prières, d'aimer beaucoup la sainte Vierge, de remplir exactement tous nos devoirs; je veux faire tout cela ; j’en ai pris la résolution devant Dieu.” |
Et, en effet, elle redoubla d'activité au travail, d'amour pour ses parents, et tout l'hiver, levée avant le jour, traversant, dans le froid et l'ombre, des rues désertes, elle ne perdit pas une des leçons du catéchisme.
TER A OU NE I Si AU CIEL ET DANS TON CŒUR,.
Il est loin, bien loin dans l’abîme, Dans l’azur et dans l'infini,
Le Dieu dont le soleil sublime
N'est qu’un reflet pâle et terni
Le firmament n’est qu’une goutte De son insondable splendeur.
Il est loin dans le ciel. —Ecoute :
Il est là tout près dans ton cœur | C'est pour brûler en sa présence Que là-haut l’astre d’or a lui.
Ici, dans ton cœur, en silence
Un ange brûle devant Lui.
Ecoute l’astre de lumière
Te criant tout haut: C’est ton Dieu’ Ecoute cet ange de feu
Qui te dit tout bas : C’est ton Père |