LA CHARITÉ
Exercice sur les consonnes soutenues C'H, J.
“ Aimes-tu le bon Dieu” demanüait-on un jour au saint enfant Antoine Cheniez. Il répondit: “Je l'aime grand comme .e ciel et la terre.” Ce n’est pas trop. Dieu est infiniment bon et aimable : il faut l’aimer de tout notre cœur. C'est ainsi qu’il nous aime. “Son cœur vaut bien le nôtre” disait la B. Marg. Marie. Celui qui u’aime pas Dieu, dit saint Jean, demeure dans la mort.” Et saint Paul : “ Livrer mon corps
aux flammes, si je n’ai pas la charité, ne me ser-
virait de rien.” Cet amour se prouve par l’obéis-
sance aux commandements. ‘“ Vous êtes mes amis, si vous observez mes commandements.” |
On peut aimer Dieu de plusieurs manières:
1° par reconnaissance ; il nous a fait tant de a bien ; 2° d’un amour d'espérance, il nous promet
de si grands biens. Il y à un amour plus parfait :
la charité. On aime Dieu d’un amour filial, pour
lui, parce qu’il est infiniment bon et parfait. L'amour de Dicu a trois degrés distincts. Aimer
Dieu jusqu'à ne pas l’offenser mortellement ;
l’aimer Jusqu'à ne pas l’offenser véniellement ;
l'aimer jusqu'à vouloir lui faire plaisir dans
tout-3 nos œuvres. C’est pour cela, peut-être,
que Notre-Seigneur demanda trois fois à saint
Pierre s’il l’aimait. Jésus pose à tout enfant chré-
tien cette triple question : “ M’aimes-tu ?” Que
votre vie donne la réponse. ;
Dieu ne veut pas de notre amour, il le compte
ponr rien si nous n’aimons pas aussi le prochain
à cause de Dieu. Il faut prouver que cet amour <: du prochain est sincère, en faisant du bien à son
âme et à son corps, en exerçant les œuvres de miséricorde énumérées dans le catéchisme. Sainte Germaine est un admirable modèle de cette cha-
rité. Une jeune chrétienne disait : Je suis heu- | reuse quand je ne passe aucun jour sans rendre !
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Ks
service au prochain’ Une autre : “ Donner la gloire à Dieu, la joie aux autres, et garder la peine pour moi” Jésus a dit: “Ce que vous
ferez au plus petit, c’est à moi que vous le ferez.”
A la fin, il dira aux âmes charitables : Venez au
ciel.
Pratique.—Réciter pieusement les actes de foi, d'espérance et de charité.