LE ROSSIGNOL ET LE PRINCE
Erercice sur les consonnes T, D, N, L.
Un jeune prince, avec son gouverneur.
Se promenait dans un bocage Et s'ennuyait, suivant l’usage : C’est le profit de lu grandeur.
Un rossigno! chantait sous le feuillage :
Le prince l’aperçoit et le trouve charmant, Et comme il était prince, il veut dans le moment L'attraper et le mettre en cage.
Mais pour le prendre i/ fait du bruit, Et l'oiseau fuit.
‘* Pourquoi done, dit alors Son Altesse en colère, Le plus aimable des oisezux Se tient-il dans {es bois, farouche et solitaire, Tandis que mon palais est rempli de moineaux ? —C’est, lui dit le mentor, afin de vous instruire De ce qu’un jour vous devez éprouver.
Les sots savent tous se produire ; Le mérite se cache, à faut l'aller trouver.”
Explications.—Bocage...Son Altesse. ..Mentor. mn annee tenaenus. dcr an LES PETITS OISEAUX. | Exercice sur les consonnes T, D, N, L.
Qu'ils sont gentils les petits oiseaux ! Ils charment nos yeux par {eur brillant plumage et nos oreilles var {eur douce musique.
Maïs les oiseaux ne se contentent pas de nous plaire, de nous être agréables, ils sont encore pour nous de la plus grande utilité ; ils protègent nos vergers et nos champs; sans eux, 08 récoltes, nos fruits dé/icieux seraient dévorés en partie par {es insectes.
Mo
ent nos ar {eur
aire, de la plus LAMPS ; ent dé-
PTE
» NOUS VOUS profégerons: venez
nos souffrances, chassez no8 chagrins et nos ennuis.
Chantez près des pa/ais : le luxe et {x mollésso
Souvent sonf oublieux !
Faïtes-les souvenir qu'on chasse /a tristesse En faisant des heureux.
Pour un moment, du moins,
Allez-vous-en Partout, tribu mille fois chère,
Aimables COm}'agnons ;
À tout ce qui languit, chérit, musmure, espère, Prodiguez vos chansons.
Pépiez, voltigez des lambris aux mansardes, ous serez bienvenus,
Et, si d'un Aflligé vous êtes seuls Les bar Les, € vous envo/ez plus !...……..
rer SE
LE CHÊNE ET L’ARB RISSEAU, Exercice sur E fermé et K ouvert.
Un jeune enfant avec son père
Se promenait dans un jardin,
Et ne songeait qu’à se distraire
De l'ennui qu'il avait essuyé le matin, Tout en feuilletant sa grammaire, Lorsqu'ils trouvèrent en chemin
Un arbrisseau, dont la tempête
Avaît courbé la tige et fait plier la této En forme à peu près de berceau.
À cet aspect, le sage père, Voulant à son cher jouvencen:
Donner un avis salutaire :
—Mon fils, dit-il, prenez cet arbrisseau, Et rétablissez-le dans sa forme première.
—Volontiers, papa, dit l’enfant.
Aussitôt il le prend, et sans beaucoup de peine Il le redresse au même instant,
—Fort bien, dit le mentor, mais voyez-vous ce chéne Que son poids vers le sol entraîne ?
Quoique déjà fort avancé,
Il aurait bien besoin d’être un peu redressé : Allez lui rendre ce service.
—Oh! oh! dit l’enfant en riant,
Papa, pour moi quel exercice,
Je le tenterais vainement :
Mon bras est un peu trop novice;
Je m'en serais chargé fort aisément,
Lorsque cet arbre était encore dans son enfance. Mais de le redresser ce n’est plus la suisou.
Et le bras même de Samson
Ne vaincrait pas sa résistance.
—Oui, mon fils, vous avez raison,
Reprit alors le père, et cette expérience
Pour vous doit étre une leçon.
Nos penchants dans le premier âge,
Sont faciles à corriger ;
Mais on ne peut plus les changer,
Quand ils sont affermis par le temps et l’usage.
L'abbé R£EYRe.
Qnand on est jeune, il est bien facile de se corriger; cependant, mes petites amies, ne vous découragez pas si vous avez déjà des défauts qui semblent opposer autant de résistance que le chêne vigoureux. Ecoutez un petit secret: Priez la sainte Vierge de vous aider ; son bras est mills fois plus puissant que celui du petit garçon de notre fable.