‹ Lecture à haute voix [microforme]Chapitre 138 sur 190 · EE ES PE RE · texte numérisé non relu

EE ES PE RE

1 1, VICTOR HUGo (1802-1885), poète lyrique, restera avec Lamartine le plus | mi habile maître de notre siècle. Comme Léonard de Vinci, qui regardait | 1H tout pour tout dessiner, jusqu'aux rides des vieilles murailles, où il trou- {

{y | vait des airs de tête, des figures é‘ranges, des confusions de bataille, des

4h habillements capricieux, le poète coloriste a tout regardé, pour tout

peindre. 11 n’y a pas dans la nature, telle qu’il la sent, d’objets inanimés ; tout a vie et le sait. Il pense en vers, il est lyrique par nature.

Mais il se mêlera toujours des scrupules à l'admiration pour le grand

| poète coloriste, Rayons et Ombres, ce titre d’un de ses recueils, sera sa

devise, si on l’entend non seulement de ces alternatives de tristesse et de

joie, de doute et de croyance, d’espoir et de découragement, qui de l’âme

du poète se communiquent à la nôtre. mais de ses beautés qui resplen-

dissent comme des rayons, et de ses défauts qui pèsent sur l’esprit comme

des ombres: il vise à l’effet par la singularité de l’expression ; ses carac-

tères, ses sentiments manquent de vérité. Cet auteur, si l’on excepte un

\ nombre de pages choisies, Napoléon II, par exemple, est funeste à !a for-

Mt mation du goût, et dangereux au point de vue moral. Sa foi, qui n’alla

jamais jusqu’à la pratique, ne tarda pas à sombrer dans les abîmes du

doute ; toutes les erreurs doctrinales sont semées dans ses vers. Plusieurs

de ses ouvrages ont encouru très justement la condamnation de l’Église.

scule, V:

De”

artine le plus qui regardait es, où il trou- , bataille, des 6, pour tout ts inanimés :

ire.

pour le grand cueils, sera Sa tristesse et de qui de l'âme s qui resplenesprit comme on ; ses Caracon excepte un neste à ta forfoi, qui n’alla les abimes du vers. Plusieurs on de l’Église.

le.

Page 1