‹ Lecture à haute voix [microforme]Chapitre 153 sur 190 · JEANNE · texte numérisé non relu

JEANNE

| O maison, humble toit de chaume où l’hirondelle

(ne Vient suspendre son nid à la saison nouvelle ;

à Meubles accoutumés, mon rouet, mes fuseaux ;

: enêtre où de la main j’appelais mes oiseaux ;

Et toi, petit jardin, sous l’ombre de l’église ;

Fête de mon enfance, éden, terre promise, Où j'ai pascé des jours si calmes et si doux, Ce Dieu voudra-t-il donc me séparer de vous ?

Toujours cette terreur ! toujours cette pensée

Présente à mon esprit, aussitôt que chassée !

Je retiens mon haleine et je crains d'écouter,

Et je crois que toujours les voix vont éclater !

Non ! tout se tait ! tout dort! Oui, Dieu seul est le maître ! Hélas! ma pauvre mère! . . . elle en mourrait peut être ! Ah! le sommeil me fuit! . . . Quel frisson a passé

Dans mon cœur ?. .

Zee deg

L Seigneur Dieu tout-puissant, j’implore ta bonté : Lt: Laisse, laisse ma vie en son obscurité,

Al Et daigne rejeter, par une marque insigne,

Ce fardeau trop pesant sur une autre plus digne .

mg

maître !

it être !

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