JEANNE
| O maison, humble toit de chaume où l’hirondelle
(ne Vient suspendre son nid à la saison nouvelle ;
à Meubles accoutumés, mon rouet, mes fuseaux ;
: enêtre où de la main j’appelais mes oiseaux ;
Et toi, petit jardin, sous l’ombre de l’église ;
Fête de mon enfance, éden, terre promise, Où j'ai pascé des jours si calmes et si doux, Ce Dieu voudra-t-il donc me séparer de vous ?
Toujours cette terreur ! toujours cette pensée
Présente à mon esprit, aussitôt que chassée !
Je retiens mon haleine et je crains d'écouter,
Et je crois que toujours les voix vont éclater !
Non ! tout se tait ! tout dort! Oui, Dieu seul est le maître ! Hélas! ma pauvre mère! . . . elle en mourrait peut être ! Ah! le sommeil me fuit! . . . Quel frisson a passé
Dans mon cœur ?. .
Zee deg
L Seigneur Dieu tout-puissant, j’implore ta bonté : Lt: Laisse, laisse ma vie en son obscurité,
Al Et daigne rejeter, par une marque insigne,
Ce fardeau trop pesant sur une autre plus digne .
mg
maître !
it être !