‹ Lecture à haute voix [microforme]Chapitre 179 sur 190 · CS · texte numérisé non relu

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cette vie, à remplir une tâche dont l’accomplissement parfait lui méritera des récompenses dans l’autre monde,

Ces devoirs sont au nombre de quatre : la ponctualité, l'ordre, l’économie dans les dépenses, l'épargne. Ajoutons qu’il est encore du devoir d’une ménagère de remplir sa besogne journalière avec bonne humeur, ce qui augmentera le bonheur de sa famille,

La ponctualité consiste à faire un travail à l'instant convenable et pour le moment qui convient. Par exemple, une bonne ménagère passe en revue les vêtements d'hiver de la famille vers la fin de l’automne, et n'attend pas que les grands froids aient commencé pour s'occuper de ce soin. Ele se lève assez tôt pour avoir le temps d’aller au marché et de préparer les repas pour l'heure dite, etc., ete. Le manque de ponctualité en ces diverses circonstances peut devenir très préjudiciable aux personnes de la famille qui ne disposeraient que de peu de temps pour s'occuper d’euxmêmes ou pour prendre leurs repas.

L'ordre est d’une nécessité absolue pour toute ménagère, qu’elle soit riche, qu’elle soit pauvre, Il ne consiste pas seulement à bien ranger chez soi tous les objets mobiliers, le linge, les vêtements, etc., mais encore à bien distribuer le temps dont on dispose. Pour cela, il faut prévoir ce que l'on a à faire, et exécuter ensuite en temps opportun ce que l’on a prévu. On travaille avec désordre quand on quitte une occupation pour une autre, avant que l'on ait achevé ce que l'on faisait tout d'abord. On manque d'ordre lorsqu'on ne remet pas les choses à leur place aussitôt qu’on s'en est servi; ou encore lorsqu'on ne cherche pas à se

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rendre compte, la plume à la main, de ses recettes et de ses dépenses pour les bien équilibrer.

L'économie s'impose à une bonne ménagère, L’économie s'exerce en toute occasion, En cuisine, par exemple, cn r’employant pas plus de beurre qu'il ne faut pour cuire les mets, en ne laissant perdre aucun reste, ete...C'est encore de l’économie que de raccommoder un vêtement aussitôt qu'il en a besoin, sans attendre qu'il soit irrémédiablement déchiré, ou encore de soigner de très près les meubles de la maison, de les cirer, de les frotter pour les entretenir afin d’en prolonger la durée,

Mais c'est surtout dans les dépenses nécessaires que s'exerce l’économie d’une maîtresse de maison. Elle n’é-

rgne pas sa peine quand il s’agit d'aller de magasin en

gasin pour acheter à meilleur marché ce dont elle à besoin ; et surtout elle évite les dépenses inutiles, les colifichets de coquetterie, les bibelots qui encombrent un appartement et qui ne représentent jamais en valeur réelle ce qu’ils ont coûté comme argent, Que de familles ont été ruinées par les sottes dépenses ou la prodigalité inutile de la ménagere !

Enfin une bonne maîtresse de maison doit considérer l'épargne comme un grand devoir. Et c’en est un, en effet, surtout à notre époque où le travail du lendemain n’est pas toujours assuré, même au plus méritant des travailleurs. Oui, épargner est un devoir social autant qu’un devoir de famille.

La bonne mère de famille donnera donc l'exemple de l'épargne en prélevant chaque semaine, chaque mois, sur les salaires de ceux qui travaillent, une somme plus ou

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moins forte, mais toujours précieuse qu’elle placera à la caisse d'épargne. N’y pourrait-elle mettre que quelques cents par semaine, à peine quelques dollars par mois, elle remplirait son devoir en le faisant, car elle donnerait ainsi à chacun l'habitude et l'exemple de l'épargne.

Vous avez souvent entendu dire que rien n’est plus agréable à rencontrer que la vertu aimable chez une personne.

Cela s'applique exactement aux devoirs, aux vertus de la bonne ménagère. Une maîtresse de maison qui remplit son devoir avec entrain et bonne humeur est un trésor. Son exemple donne du courage à ceux qui seraient près d'en manquer; elle est comme le rayon de soleil qui illumine une demeure ; elle est à la fois la gaieté et la force, la joie qui fait sourire et la raison qui rend honnêtes et bons ceux qui ont le bonheur de vivre auprès d’elle.

QUESTIONS.—Est-il bien diflicile d’être une bonne ménagère ?—Quels sont les principaux devoirs d’une bonne ménagère ?— En quoi consiste la ponctualité ? Donnez-en des exemples.—L'ordre est-il bien nécessaire? En quoi consiste-t-il ? Quels rapports a-t-il avec la prévoyance ? Donnez des exemples d’ordre.—Comment peut s’exercer l’économie d’une bonne ménagère ? —L'épargne est-elle un devoir de famille? Est-elle un devoir social? Pourquoi faut-il ne pas craindre de mettre de côté même les plus petites sommes ?—La bonne humeur habituelle d’une maîtresse de maison n’a-t-elle pas d'excellents résultats ?

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L’eau potable.

On dit qu’une eau est potable lorsqu’elle peut servir de boisson journalière sans qu’il résulte de son emploi aucun trouble dans les fonctions de la vie. Une eau n'est potable que si elle est limpide, aérée, tiède en hiver, fraîche en été ; que si elle renferme des sels minéraux en petite quantite et contient le inoins possible de matériaux organiques qui favoriseraient sa putréfaction. On la reconnaît aux caractères suivants : elle est sans odeur, a une saveur agréable, cuit bien les légumes, dissout le savon sans former de grumeaux, et ne laisse qu’un léger résidu par l’évaporation.

L'eau de pluie est la meilleure des eaux potables ; mais elle doit être recueillie en rase campagne dans des vases d’un grand diamètre, et quelques moments après la chute des premières ondées. En réalité, c’est principalement de l'eau de puits et de source qu’on se sert. Elle présente généralement les qualités de l’eau potable. Cependant elle peut, pour des causes particulières, être tout à fait délétère. C’est ce qui arriverait si des infiltrations amenaient dans le réservoir des eaux chargées de débris végétaux ou animaux en décomposition.

Sè servir d'eaux contaminées, c’est s’exposer aux plus graves dangers ; les épidémies, les fèvres les plus pernicieuses, le choléra sont presque toujours amenés par l’emploi d'eaux impures. Aussi doit-on, quand on a le moindre doute, avoir recours au filtre, c’est-à-dire faire passer l’eau sur des corps (sable et charbon par exemple) dont les pores sont assez petits pour arrêter les particules étrangères

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qu'elle tiendrait en suspension, et la débarrasser de la mauvaise odeur qu’elle pourrait avoir. Ces précautions s'imposent surtout en temps d’épidémie, Toutes les eaux dont on se sert alors doivent être filtrées et par suite débarrassées de ce qui pourrait contribuer à amener la maladie.

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