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envoie et que vous êtes fort exact à faire tout ce qu’on vous dit: ilest extrêmement important pour vous de ne vous point impatienter. J'espère qu'avec la grâce de Dieu il ne vous arrivera aucun accident. C’est une maladie dont peu de personnes sont exemptes, et il vaut mieux en être attaqué à votre âge qu’à un âge plus avancé. J’aurai une sensible joie de recevoir de vos lettres; mais ne m'écrivez que quand vous serez entièrement hors de danger, parce que vous ne pourriez écrire sans mettre votre bras à l'air et vous refroidir, Quand je ne serai plus en inquiétude de votre mal, je vous écrirai des nouvelles du siège de Namur. Il ya lieu d'espérer que la place se rendra bientôt, et je m'en réjouis d'autant plus que cela pourra me mettre en état de vous revoir bientôt après. M. de Cavoie ! prend un grand intérêt à votre mal et voudrait bien vous soulager, Je suis bien obligé à M. Chapelin * de tout le soin qu'il prend de vous. Adieu, mon cher fils, offrez bien au bon Dieu tout le mal que vous souffrez et remettez-vous entierement à sa sainte volonté. Assurez-vous qu’on ne peut vous aimer plus que je vous aime et que j'ai une fort grande impatience de vous embrasser.