FORMULES REQUISES POUR LES GRANDS PERSONNAGES
On dit Au président en tête de lu lettre, dans de la République le corps ou à la fin : Monsieur le Président. ‘‘ pape Très Saint Père Votre Sainteté, A un cardinal Monseigneur Votre Éminence.
‘ un archevêque 2 Votre (Grandeur, ‘‘ un évêque “. g 4, ‘un souverain Sire ‘Majesté.
‘‘ une souveraine Madame . de ‘un prince royal Monseigneur ‘‘ Altesse royale. 666 6 impérial # F ‘ impériale.
LP ee “i ‘‘ Altesse, ‘‘ une princesse Madame À « ER 4 royale F. w ‘‘ royale.
Le : impériale (a À ‘° impériale.
‘un ambassadeur Monsieur l’Ambassadeur ‘‘ Excellence, ‘1 44 juge Monsieur le Juge, ou Honorable Monsieur Honorable Monsieur.
‘6 4 ministre étranger Monsieur le Ministre sa Excellence.
‘# # ministre de la provinas , “‘:: . °° SA Monsieur,
A la fin de la lettre.
Au pape: —J’ose supplier Votre Sainteté de daigner bénir (ou encourager par sa bénédiction paternelle) celle qui se dit, avec les sentiments de la plus profonde vénération et du dévoñment le plus absolu,
Très Saint Père, De Votre Sainteté,
la tille la plus respectueuse et la plus soumise,
Pour les princes, cardinaux, archevêques, évêques, on emploie la formule :
Daignez agréer, Monseigneur, l’expression des sentiments profondément respectueux avec lesquels j'ai l’honneur d’être,
De Votre Éminence,
la très humble ec très obéissante servante.
LOMPAGNE D'EXIL.
Ta première fleur est venue,
O ma chère plante, et ta vue
Console un peu mon pauvre cœur.
Sur un fond de fraîche verdure,
Détachant ta rouge parure, - Je te contemple avec bonheur,
PRET IEP
La UE
2er
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Un jour, exilé de Bretagne,
Avec toi seule pour compagne,
Je vins ici fixer mes pas.
Malgré la longueur de la route, Malgré ta faiblesse, et, sans doute, Par pitié, tu ne mourus pas.
Tu savais combien ta présence M'était nécessaire, en l’absence Des amis qu’elle rappelait ;
Tu voulus vivre pour me plaire, Pour me consoler et distraire La tristesse qui me rongeait.
Mais ta jeune tige épuisée,
Malgré tes efforts, inclinée,
Vers le sol penchaïit tristement.
On eût dit que, veuve toi-même,
Des chers absents que mon cœur aime, Tu pleurais leur éloignement.
La plante a-t-elle donc une âme Qui sent, aime, et de nous réclame Sa part de tendresse et d'amour ?
Ou, sous’sa robe de verdure, Est-ce l’Ange de la nature
Qui pleure et sourit tour à tour ?
Cependant tu repris courage
Plus tôt que moi, car ton feuillage
Se redressa pour dire : Allons!
Allons! c’est assez de tristesse,
Plus longtemps ce serait faiblesse.
Debout ! Dieu l'ordonne : marchons !
J'ai compris ton muet langage, Ton exemple m'a rendu sage,
Je me suis remis au chemin.
Je marche lentement, sans doute, Mais si Dieu veut bénir ma route, Peut-être courrai-je demain.
Dès maintenant, plante bénie, Pour toi la tristesse est finie, Tu ne connais plus la douleur ; Et cette fleur étincelante
Du feu de la pourpre éclatante, Est l'aurore d’un long bonheur.
A mon tour, si je persévère
Dans le travail et la prière,
Je verrai la fin de mes pleurs ; Mes efforts, j'en ai l'espérance, Auront aussi leur récompense Dans une ample moisson de fleurs.