‹ Lecture à haute voix [microforme]Chapitre 37 sur 190 · LE · texte numérisé non relu

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pittoresques qu'il y ait dans les Rocheuses, et Dieu sait s’il en est de splendides, Que dire du cadre, qui est plus merveilleux encore que le tableau varié que nous admirons ? Comment décrire ces montagnes qui en forment les moulures, les seulptures, et les ciselures ?

Les unes ressemblent à des palais de glace, et les autres à des châteaux forts avec leurs donjons, leurs créneaux et leurs tourelles.

Celles-ci ont la tête voilée comme les femmes moresques. Celles-là dominent la région des nuages, et lancent leurs têtes resplendissantes dans la limpidité d’un ciel serein.

Quelques-unes ont d’abondantes chevelures d'arbres résineux ; un grand nombre sont chauves. Presque toutes sont inclinées vers l'Est, Lors de leur formation, elles ont évidemment obéi à une force dimpulsion qui les a fait pencher de notre côté. C’est nous qui venons maintenant vers elles.

Je ne puis me défendre d’une vive admiration pour les montagnes, de même que pour les sommités humaines.

Seulement, dans les sommets humains je distingue. Les millionnaires, et même les grands et les puissants me laissent assez froid, s’ils ne sont pas en même temps des esprits cultivés,

Mais j'admire ceux qui ont gravi les sommets intellectuels de la science, des arts, de la gloire littéraire.

J’admire ceux qui sont parvenus sur les sommets spirituels, la vertu, la perfection, ces Thabors que le ciel illumine, Mais qu’ils sont rares en ce monde !

Il n’y a pas de ces distinctions à faire dans les grandeurs de la nature. Toutes ces cimes vraiment élevées ont une

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