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et j'y trouve toujours cette aimable simplicité; c'est le maître de la maison qui l’insnire: il en a tant lui-même! Personne, en sa présence, n’ose montrer de la pédanterie ou prendre un ton dogmatique et tranchant. Il n'aime ni les discussions ni les entretiens scientifiques; il dit que la conversation doit être un délassement et que pour être agréable, il faut qu’elle soit un peu frivole.
Comme je lui disais que j'étais charmée qu’il eût cette opinion qui me convient si bien, il me conta qu’une femme de province, nouvellement arrivée à Paris et voulant voir une assemblée de beaux esprits, vint dîner chez lui, imaginant qu’elle entendrait des choses merveilleuses. Elle écoutait avec la plus grande attention, et s’étonnait de ne rien recuel!lir de remarquable ; mais elle pensa que l’on réservait les bons mots pour égayer le diner. On se mit à table; alors son attention redoubla ; on ne parla que de bonne chère, on ne disserta que sur la bonté des vins de Bourgogne et de Champagne; et, au second service, la dame étrangère, perdant patience, se pencha vers son voisin en lui disant : “Mais quand donc ces messieurs commenceront-ils ?