MORT
+ FA gi
Je sais de quels appas son enfance était pleine, Et n’ai pas entrepris,
Injurieux ami, de soulager ta peine Avecque son mépris.
Mais elle était du monde où les plus belles choses Ont le pire destin ;
Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses, L'espace d’un matin.
La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles; On a beau la prier,
La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles, Et nous laisse crier.
Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre, Est sujet à ses lois ;
Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'’'en défend point nos Rois.
De murmurer contre elle et perdre patience Il est mal à propos ;
Vouloir ce que Dieu veut est la seule science Qui nous met en repos.