‹ Lecture à haute voix [microforme]Chapitre 8 sur 190 · RE RS A ERA · texte numérisé non relu

RE RS A ERA

eq mr mes

l de l’imparfait du subjonctif des verbes de la première à

conjugaison : nous aimémes, vous aimdtes, qu'il aimét,

our de

se

‘ent son

Ju, ale-

éral, insi , on sque

elles les

, là, Ave :

uriel ulier nière rt,

NANTES tes $ — …

Dans nous nous féchémes, vous vous féchütes, qu'il se fâchät, le premier a est grave et le second est aigu.

À, sans accent, est tantôt aigu et tantôt grave, mais plus souvent aigu que grave en raison de son euphonie. Les deux accents sont réunis dans amas. Il est toujours aigu au commencement et au milieu des mots : ami, avoir, chevalier, médicament.

Il est généralement plus ou moins aigu dans les terminaisons suivantes (ces nuances sont parfois si délicates qu’elles ne peuvent être bien indiquées que par la voix d’un professeur) :

ab nabad anne Suzanne abe syllabe am Cham ac tac ‘amme gamme ace audace ap Cap

ache cravache ape étape :

act exact aque baraque acte cataracte arbe barbe ud Joad are parc

ade cascade arque nargue afe carafe arme charme age adage arne lucarne agne campagne arpe écharpe ague vague arque remarque ul corail at achat

al local ate agate ale amygdale atre quatre aque claque ax thorax

alte basalte ae syntaxe

À sans accent est toujours plus ou moins grave, quand [| il termine un mot, autre que la troisième personne d’un verbe : Cuba, il cubu.

| cu arnica na Etna

Î da agenda pu papa

| fa sofa ru opéra À ! ga seringa sub Odessa î | ia acacia ta nota 4 | La Attila va Java 1 { mu Alma 0 colza 1 ‘| | Il est généralement plus ou moins grave dans les termià naisons suiyantes :

| À able abordable arde poularde Ë

ail abre sabre are gare 4 | [M acle oracle arge charge L R | acr'e fiacre urs épars 1

adre cadre arte carte É

| aille bataille artre martre

ar bazar assion compassion | Mi arce farce asion occasion 4 14 arche marche asme spasme | | ard buvard asque casque | aste caste ave rave

astre cadastre aze gaze

In O avec un accent circonflexe est toujours grave : apôtre, côte ; excepté dans hôpital, hôtel, rôti.

and

mi-

ve :

Sans accent, il est tantôt aigu et tantôt grave, mais plus souvent «igu que grave.

O sans accent est toujours aigu au commencement et au milieu des mots : opérer, ordinairement, économe, féodal ; excepté : obus, odieux, oser, oseille, osier.

Il est généralement plus ou moins œiyu dans les terminaisons suivantes :

ob obe oble OC oche ocle ocre

ode offe offre oge ogne oque ol

Job

robe vignoble choc cloche monocle médiocre antipode étoffe coffre loge besogne dogue licol

old ole olte omme onne Op ope oque or ore orbe orce orche

ord

Arnold boussole révolte gomme personne Sirop myope loque castor store sorbe force porche abord

otte orde ordre orge orgne orgue orme orne orque ors ort orte o8se

owë

carotte corde désordre forge borgne morgue forme corne remorque alors support porte brosse boxe

O, sans accent circonflexe, est toujours plus ou moins grave à la fin des mots :

ao

do go

ca

Cacao credo indigo

écho

lo mo no ro

kilo primo casino numéro

to vo Z0

verso incognito bravo

. scherzo

| femmes - : EE = en

Il est généralement plus ou moius grave dans les mots :

h ! 08 albinos ose alose osion explosion 08 repos osité curiosité ofion émotion

Le son O figuré par au, eau, est toujours grave : faute, | troupeau.

| A et O sont les seules voyelles dont le son varie sous le rapport de l'accent prosodique, selon les mots où elles se | trouvent : e, à, sont toujours aigus ; uw est toujours grave. |

fl Quantité prosodique.

Le temps qu'on met à prononcer une syllabe s'appelle 1 quantité prosodique. Sous le rapport de la quantité, les syllabes se divisent en syllabes longues, syllabes moyennes, syllabes brèves: a dans mâle, mal, malheureux, offre l'exemple de trois quantités prosodiques différentes. Le plus souvent les syllabes changent de quantité en sangeant de place dans l’arrangement d’un mot ou d’une phrase. Ainsi a, é sont longs dans cadavre, arrét, et brefs | dans cadavérique, arréter. Le son est généralement long : | 1° Dans la dernière syllabe sonore des mots: aime, | nid, flot, reçu, feu, joue, grande, fidèle, homme ; LE ! 2° Dans les syllabes non finales qui ont un accent | circonflexe : dnon, côté, brûlé ; excepté pour les voyelles é et 4 ; fété, abime.

| Le son est généralement moyen dans les syllabes nasales h || non finales: antique, longueur, emprunté. Le son est généralement bref dans toutes les syllabes qui ne sont pas comprises dans les règles ci-dessus.

nots :

SION oi

aute,

us le es se rave.

pelle é, les nnes,

offre

té en d’une brefs long :

1èmé,

ccent Îles é

sales n est t pas

La quantité répand une agréable variété dans la vrononq P 8

ciation, en même temps qu’elle la rend plus intelligible ; mais il faut bien se garder des exagérations qui gâtent tout.

Beaucoup de mots changent de signification en chan-

Syllabes plus ou moins longues.

Liqueur âcre.

L’aire du laboureur.

La hauteur du Sancey.

L’alêne du cordonnier.

Le bât de l'âne.

La beauté des fleurs.

La chaire chrétienne.

La châsse de S. Hubert.

La clause du traité.

Le corps humain.

Le cours du professeur.

Gravir la côte.

La crainte du mal.

Faire cuire la soupe.

La bague au doigt.

Le faite de la maison.

Le teint hâlé.

L'hôte de ces bois.

Le vain orgueil.

La ville de Paris.

La forét de sapin.

Faire son devoir.

geant d’accent et de quantité, Exemples :

Syllabes plus ou moins brèves.

L'acre, mesure ancienne.

L'air à respirer.

L'auteur du Cid.

L’haleine des animaux.

Il bat son blé.

Le chat botté,

La chair du poulet, La chasse à la perdrix.

La porte close,

Le cor de chasse,

La cour de la maison, Cote d’une valeur.

Le crin du cheval.

Le cuir des souliers.

Le doit et avoir.

La chose faite.

Le bateau halé.

La hotte du chiffonnier.

Le vin du vigneron.

La vile canaille.

Le foret du tonnelier. Le fer à forger.

File le lin.

Un collier de Jus, Un jeûne austère, Le maître d'école.

Syllabes plus ou moins longues.

Le mâtin aboie.

Le mois de mai.

Le fruit mur.

Le mâle et la femelle.

La pâte du boulanger.

Le jeu de paume.

La plaine déserte.

Un saut d’acrobate Le saint vénéré.

La tâche de l’ouvrier.

La tante de la famille.

La toux du malade, Le verre à vitre.

La voix du chanteur.

Le fil à coudre.

Un Jet d’eau.

Un jeune homme.

À meltre au net,

Syllabes plus ou moins brèves.

L'étoile du matin.

Parlez pour mot.

Le mur du jardin.

Le mal de tête,

La patte du chien.

La pomme rose.

La poche pleine.

Un sot orgueilleux.

Le sein de sa mère, La tache d'huile, La tente du soldat.

Le tout total.

Le ver de terre.

La voie publique.

Mots.

Un mot est un tout syllabique devenu par convention le signe d’une idée,

Pour bien prononcer un mot, il faut bien prononcer toutes les syllabes qui le composent, mettre l'accent tonique à sa place, faire les aspirations et les liaisons.

rèves.

ntion

oncer ccent

Quantité syllabique.

On appelle quantité syllabique d’un mot le nombre de syllabes que contient ce mot.

On commettrait une faute contre la quantité syllabique, sion prononçait ia de la même manière dans fiacre que dans pari arche ; dans le premier cas, i& ne forme qu'une syllabe : il y à diphtongue ; dans le second, il en forme deux : il y a diérèse.

Il faut remarquer que la quantité prosodique a trait à la durée des voyelles, et que la quuntité syllabique s’occupe du nombre des syllabes que contient le mot.

Accent tonique.

1° Les tons qui composent le langage sont si nombreux que rarement deux syllabes de suite se prononcent sur un ton exactement semblable,

2° Dans un mot, il y a toujours une syllabe dominante qui commande aux autres; c’est la syllabe tonique, c’est-à-dire qui porte l'accent tonique.

3° On appelle accent tonique une petite élévation de voix que l’on fait sentir sur la dernière syllabe sonore d’un mot : Paris, Marseille.

4° On l'appelle tonique parce qu’il consiste dans un ton plus dominant que les autres, mais cependant peu sensible,

5° Il faut donc prononcer doucement le commencement du mot et plus fortement la fin, en y faisant une tenue qui l’allonge, pour éviter l’uniformité dans le langage.

6° Dans dormir, on fait sentir une intonation douce et naturelle sur 0, et on raffermit sur à, qui porte l’uccent tonique.

Les étrangers font généralement le contraire quand ils prononcent notre langue; ils disent dormir pour dormir.

Remarques sur les diphtongues et les diérèses.

On donne le nom de voyelle diphtongue à une réunion de deux voyelles qui se prononcent dans une seule émission de voix : Dieu, joaillier, bivouac.

Dans une diphtongue, la voix glisse naturellement sur la première voyelle et se repose plus ou moins sur la seconde.

Les voyelles diphtongues commencent toujours par 2, 0, u, OU.

On donne le nom de diérèse à deux voyelles qui se rencontrent dans un mot, et qui se prononcent séparément : inqui-et, sci-ence, cli-ent.

Quand la lettre à est précédée de deux consonnes dont la seconde est une liquide L ou r, la diphtongue disparaît : boucli-er, cri-a, pri-er.

Une voyelle surmontée d’un tréma ne fait jamais partie d’une diphtongue : Moï-se, ï-ambe ; excepté faïence, baïonnette, aïeul.

Y entre deux voyelles forme toujours diphtongue avec la dernière : pai-ya, écui-yer, doi-yen, crai-yon, excepté lorsqu'il est suivi d’un e muet qui ne se prononce pas : La Haye, payement.

louce et l'accent

xand ils dormir.

ses.

réunion mission

ent sur y sur la

par 4, 0,

qui se ément :

es dont paraît :

s partie aience,

Le avec >xcepté ce pas :

O commencant une diphtongue fait toujours entendre le son de ou très bref: Loi, loin, Godefroy.

Les poètes n’admettent pas un aussi grand nombre de diphtongues que les prosateurs et pratiquent assez

largement la diérèse,

Ils font, par exemple, disparattre la diphtongue dans : lien, niais, diamant, écuelle, miauler, ete. ; ils prononcent : li-en, ni-ais, di-amant, écu-elle, mi-auler, etc.

DIPHTONGUES ET DIÉRÈSES.

Est diphtongue :

ia Seulement dans dia, diable, ses dérivés et composés ; diantre et ses composés, fiacre, liard et ses dérivés, piaffe et ses dérivés, piastre, pléiade, piano, liasse, bestial, milliard, galimatias, ratafia, familiarité.

fiévreux, siéger, piéti-

ner, maniérer, attié- |

dir, etc.

Dans sied, messied, rassied, pied, et leurs composés, seuls mots

îé Dans amitié, pitié, de cette désinence.

| Est diérèse :

ia Dans patriarche, alliage, spéciale, enthousiasme, déviation, médial, etc., etc.

ié Dans les participes des verbes dont l’infinitif est en fer: avarié, oublié, prié ; dans anxiété, propriété, piété, inquiétude, satiété, so-

; ciété, diérèse.

1ed

RE

Dans abricotier, ceri- |sier, entier, marinier, | barbier, fusilier.

| Est diphtongue :

Dans tous les verbes :

vous portiez,vous finis-

|Siez, vous receviez, | vous rendiez, etc.

Dans ils dépiècent, vous empièterez, fière, altière, pièce, siècle.

Dans biais, niais, liaison.

Dans bief, relief, fief, et leurs composés.

Dans les temps des verbes en enir: que je tienne, que ja vienne, et dans chrétienne, ancienne, chienne, Vienne, Étienne, Caspienne.

Dans assiette, miette, serviette.

er

Est diérèse :

Dans les verbes en ier:mendier, nier; dans calendrier, ouvrier, hier, etc.

Dans les verbes en ier, plus les verbes rire et sourire, à l'indicatif et au présent du subjonctif : vous priiez, que vous bénéficiiez, vous riiez, que vous souriiez.

Dans elles sacrifièrent, elles publièrent, briève, hygiène.

Dans les verbes en ier : j'étudiais, etc., bréviaire, auxiliaire, incendiaire.

Dans brief, grief.

Dans l'adjectif inquiet et ses com posés.

erbes en ier; dans ouvrier,

rbes en rbes rire indicatif du suby priiez, néficiiez, 18 vous

sacrifièblièrent, e.

rbes en s, etc, xiliaire,

rief.

tif inposés.

iu

ian

ient

ien

ieu

ion

Est diphtongue :

Seulement dans fiole, | io pioche et ses dérivés.

Dans bestiaux, maté- | au riaux, miauler, piauler.

Jamais diphtongue. | iu

Seulement dans vian- | ian de, diantre et banian.

Jamais diphtongue. | tent

| Presque toujours | îen diphtorigue : chien, maintien, viens, tiens, bien, combien, ancien.

chrétien,plébéien, tien, mien, sien, faubourien.

Dans Dieu, Mathieu, | îeu Chaulieu, essieu, lieu, | pieu, milieu, cieux, dans vieux et mieux.

ion

Dans nous aimions, | ions nous recevions, nous rendions, excepté lorsque ions est précédé

Est diérèse :

Dans bibliothèque, agioter, médiocre, etc.

Dans spéciaux, domaniaux, nuptiaux.

Dans sciure, reliure,

letc.

Dans Florian, Ossian, étudiant, fiancé, riant, alliance.

Dans client, inconvénient, patient, orient, expédient.

Dans lien, historien, Adrien, grammairien, Octavien, Galien, Sicilien, Arien.

Dans les adjectifs odieux, prétentieux, oublieux, etc., dans les noms propres Andrieux, Condrieux.

Généralement dans.

tous les noms : Albion, union, nation.

Dans les verbes en ier, plus les verbes rire et sourire à l’imparfait de l’indicatifet au sub-

Est diphtongue :

de deux consonnes dont la seconde est liquide: nous bouclions, nous voudrions.

Dans Collioure, Ol- | lioule, la Sioule.

| Seulement dans ‘Roanne, Roannais,

joaillier.

Jamais diphtongue.

Dans loi, froid, doigt, roi, moelle, poêle.

Dans coin, foin, loin, 'coing, groin, témoin, | point, adjoint, poindre.

| N'est diphtongue que

dans les mots suivants,

|où elle se prononce oua : aquarelle, linguale, équateur, quadruple, quarto, etc.

Dans l'quéfaction.

Dans écuelle, questeur, questure, quinquennat.

Dans aiguille, aiguiser, équitation, équilatéral, Puy, Dupuy.

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