‹ Lecture littérale des hiéroglyphes et des cunéiformesChapitre 5 sur 15 · Livre des Rois, IV, chap. xix , v · texte numérisé non relu

Livre des Rois, IV, chap. xix , v

« Inclina aurem tuam, et audi; aperi, Domine, oculos « tuos, et vide; audi omuia verba Sennacheiib, qui misit ul « exprobraret nobis Deum viventem. »

Le même parallélisme poétique est répété:

Isaïe, chap. xxxvn, v. 17.

Daniel, chap. ix, v. 18.

Saint Cyprien, lib. contra spectacula : "

« Homo fractus omnibus membris et vir ultra roulie- « brem mollitiem dissolutus, cui sit aïs manibus verba expc- « dire in articulos sonum frangens loqui digitis élaborât. "

Cassiodore, De insti.tution.e divinarum litterarum, cap. xxx :

>• Félix intentio, laudanda sedulitas, manu hominibus pra?- « dicare, digitis linguas aperire, salutem mortalibus tacitam •< dare. »

Le même. Variarum, lib. 1, epist. 20 : <

« Hauc partem , musicae disciplina?, inutam nominaveie « majores, scilicet quae ore clauso manibus loquilur. •>

Variarum, lib. iv, epist. 5i :

« His sltnt additœ orcislrarum Ioqua'cissiinae nianus, lin- •< guosi digiti , silentium clamosum , expositio tacita, q'tiam ■' musa Polymnia reperisse narratur, ostendens homines « posse et sine nris affatu snum velle declarare. »

40 ACR0L0GIE.

Lindenborg, In Catalecl. , dit sur le Manus loquax de Pétrone :

« Is locus de iis notis digitorum intelligendus quibus ta- « citi distantes inter se loqui consueverunt. »

Ci.audikn, In Malli Theodori consulatura, v. 3i3 :

» Qui nutu raanibusque loquax; »

Et Barth., dans sa note :

•< Hos digitis, manibus, gestibus loqui, anturaant scriptores. » Pétrone, chap. cxxvn : « Mox digitis.

Lucien, IIspi opyTjmwç :

« Axouto, avôpwîTE, octoisk;, ou/ opoi jaovov , aXXa u.01 Soxeiç •< Taiç "/spciv auTOtiç Xa)>eiv. »

Un danseur raconte, par les gestes de la main, a Démétrius, l'adultère de Vénus et de Mars; le philosophe dit à l'artiste: «Je comprends tes mouvements; non-seulement tout semhle se passer devant mes yeux, mais tes mains m'en font un récit exact. i>

A tant de preuves nous ajouterons une main de momie égyptienne qui, depuis trois mille ans environ, forme d'une manière très- marquée la gutturale T, sigle de Taikwn, paix éternelle, récompense des âmes purifiées: K.a!ktpco. Les bandelettes qui l'enveloppaient reproduisent, dans un texte hiéroglyphique, les mains -dactylologiques exécutant tous les sigles de vœux, de supplications et de prières, au nombre de plus de trente.

La dactylologie nous a fait reconnaître dans les Mexicains les descendants de la race caucasienne. Un heureux hasard vient de nous en donner la preuve matérielle.

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