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SCÈNE VII

MÉDÉE; LYCAON, MÉLANTHE, paraissant au rond

conduits par LA NOURRICE.

MEDEE, apercevant ses enfants.

Ciel! ô ciel! ce sont eux!... Saturne les amène !

LA NOURRICE, aux enfants.

Ouil Créuse le veut! venez calmer sa peine!

Médée!... écoutez-moi...

MEDEE, sans se retourner.

Que veut-on ?. . .

LA NOURRICE, aux enfants.

Ne tremblez pas !

A Médée.

Ce sont vos enfants.

Avancez,

M E D E E , de même.

Je le sais.

LA NOURRICE

' Est-ce que vous pourriez quitter cette demeure Sans leur dire un adieu?...

MEDEE, d’une voix sombre.

Des adieux 1... Oui... c’est l’heure, C’est l’heure des adieux!...

LA NOURRICE, aux enfants.

Enfants, parlez-lui, vous!

L Y C A O N , de loin :

Ton cœur est-il toujours irrité contre nous?

O dieux!... leurvoix!... leur voix si tendre!...

LA NOURRICE, à part.

A Médée.

Peuvent-ils s’approcher?

MEDEE, avec terreur.

Non ! non !

Elle est émue !

LA NOURRICE

A votre vue

Bientôt va les ravir le pouvoir paternel.

Le temps presse!... Jason les demande...

MtiDEE.

MKDÉK, avec un cri.

A l’autel !

A l’autel, où déjà près de tout ce qu’il aime Il s’enivre d’amour... d’orgueil...

Mouvement de la nourrice.

Et mes fils même.

Ils brûlent de revoir celle qui les attend,

L’épouse deJason, leur mère... Ils l’aiment tant!

Ah! vous avez raison! l’heure fuit... le temps presse !... Qu’ils viennent !

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