‹ Lectures a l'AcademieChapitre 15 sur 200 · DUBREUIL, MAURICE · texte numérisé non relu

DUBREUIL, MAURICE

MAURICE

Do grâce, écoutez-moi!...

•DUBREUIL

Je ne fais que cela,

Mon cher monsieur, depuis qu’avec vous je suis là.

MAURICE

Je l’aime éperdument!...

Oh! je vous crois sans peine I Elle a d’assez beaux yeux pour que je le comprenne ;

Et vous le répétez assez pour qu’on ait foi Dans vos discours...

MAURICE

Mais...

DUBREUIL

Mais, de grâce, écoutez-moi 1 Vous êtes un charmant garçon : belle fortune !

Une éducation solide et peu commune!

Excellentes façons, de la grâce, du goût!

En outre, des parents bien posés! enfin tout,

Tout ce qui dans Paris forme un parti superbe ;

Et ma conclusion, c’est celle du proverbe :

Vous n’aurez pas ma fille!

MAURICE

Et vos motifs?

DUBREUIL

Mon cher,

C’est que vous n’avez pas d’état.

MAURICE. '

Mais...

Mais, c’est clair!

J’ai travaillé, je veux que mon gendre travaille.

Pour faire une fortune à ma chère marmaille J’ai sué sang et eau, s’il vous plaît, vingt-cinq ans :

Je veux qu’il sue aussi pour doter ses enfants!

C'est bourgeois, c’est crétin, commeon dit chez vous autres,

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