ACTE III
Armé pour elle, armé du glaive de l’apôtre,
Représentant d’un monde et défenseur de l’autre...
Que dis-je? les sauvant tous deux par mes exploits... Oui, tous deux, car Lopez a dit vrai cette fois ;
L’Espagne ne peut rieu refuser à ma gloire :
Tout mon pays renaît sauvé par ma victoire I
Avec douleur.
Et je reviens... A moil... mon père!... mon honneur!... Ciel ! le germe du crime est à peine en mon cœur.
Et déjà le poison en tout mon sang se glisse,
Et du vil corrupteur ma passion complice,
De ses sophismes même infectant ma raison ,
Au nom du dévouement prêche la trahison!...
Ah! je t’étoufferai, voix fatale et puissante!...
Si cette gloire au moins n’eût pas été présente!...
Mais la tenir ! n’avoir qu’à s’avancer d’un pas ,
Et, s’arrachant le cœur, dire : Je ne veux pas !
Non, les enfers n’ont point de pareille torture 1 Le crime,... la vertu,... la gloire,... le parjure,
Se disputent cette âme éperdue et sans loi...
O mon père !... mon père !... à moi !... veille sur moi!...
U tombe accablé sur le banc. D. Lopez a paru nu fond , pendant les derniers mots.