SCÈNE SEPTIÈME
DUBREUIL
Peut-être ; mais, pour sûr, c’est un ordre bien rare,
Car je n’en ai jamais entendu dire un mot...
Lisant la carte.
« Membre de la Société des zincs réunis. »
Oh ! comme voilà bien le mari qu’il te fautl
VALENTIN E
Ne te paraît-il pas bien grave pour mon âge ?
DUBREUIL
Bien grave!... Mais tant mieux, enfant! Le mariago Est chose, vois-tu bien , sérieuse à l’user ;
On ne s’épouse pas afin de s’amuser.
VALENTIN E
Oh bien ! je crois alors que monsieur Dufournello...
DUBREUIL
Que lui reproches-tu ?
VALENTIN E
Rien : une bagatelle,
Peut-être... Mais je crains qu’il n’ait pas tous mes goûts.
DUBREUIL
Tes goûts d’art?... Qu’importe 1
VALENTINE
Ah !... je croyais qu’entre époux L’union n’est jamais trop complète... trop tendre...
Qu’il faut... Je ne sais pas comment me faire entendre, Qu’il faut... ne faire qu’un enfin, pour être heureux.
DUBREUI L.
Si l’on ne faisait qu’un, à quoi bon être deux?...
Et puis, je te connais, avec ton caractère Il te faut un mari que ton cœur considère.
VALENTINE
C’est vrai 1
DUBREUIL
Qui prenne part dans le bien que tu fais...
Dufournelle sera ton complice en bienfaits.
VALENTINE
Comment?
DUBREUI L.
Tiens I vois Delmas; Delmas, ce jeune artisto Que ton frère aime tant... Si Dufournelle insiste Auprès du ministère, on s’intéresse à lui. ,
VALENTINE
Vous croyez?
DUBREUIL
Qu’à moi-même il me faille un appui : Il m’aidera. Pourquoi ? Parce qu’il compte, impose ; Il faut être quelqu’un, pour pouvoir quelque chose. De ton frère il sera le guide, le soutien.
VALENTINE, vivement
Est-il vrai?
DUBREUIL
J’en réponds.
Après un moment de silence.
Je vais le voir. Eh bien ?
VALENTINE, «près un moment d'hésitation.
Fais co que tu voudras.
DUBREUIL
J’y cours 1
n sort.