SCÈNE XX
Les mêmes, DUBREUIL.
Mon fils!
OCTAVE, présentant Maurice.
C’est lui qui m’a sauvé, lui seuil DUBREUIL.
J’ai tout appris.
OCTAVE
Comme il sauva Delmas de toutes les misères !
DUBREUIL
Ah çà ! de tout le monde il fait donc les affaires,
Ce diable d’homme oisif? et, sans qu’on s’en doutât,
11 est donc bon à tout?...
MAURICE , souriant.
Quand on n’a pas d état!
/ V ALENTINE, souriant.
Pardon, vous vous trompez; j’ai votre confidence :
Vous en avez un !
Lui?
VALENT1NE, souriant, arec hésitation et tout en prenant le bras de son père.
Mais seulement je pense Que... l’exercer tout seul serait un embarras,
Et qu’un associé ne vous déplairait pas :
Voulez-vous m’accepter?
MA Vit ICE.
O chère Valentipe!
DUBREUIL
Mais vous perdez tous deux la tète, j’imagine.
11 te dit : Valentine, et tu lui réponds, toi,
État... associé... Par grâce, au moins, dis-moi
Ce qu’il est, ce qu'il fait, comme il faut qu’on le nomme;
Parle I
MAURICE, souriant.
Un homme inutile, essayant d’ètrc un homme I Le monde veut qu’on ait une profession,
Et le monde a raison ; mais, par exception,
N’êtes-vous rien : tâchez que votre exemple enseigne Qu’on peut faire du bien quoiqu’on n’ait pas d’enseigne; Et, pour que l’on pardonne à votre oisiveté,
Utilisez un peu votre inutilité.