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François, dont les vêtements, quoique très-misérables, étaient pourtant d’une grande propreté, s'était tenu modestement à l'écart. Lorsque tous les autres eurent fait leur choix, il alla prendre le dernier pain (c'était naturellement le plus petit); puis il salua l’homme charitable, lui baisa respectueusement la main et sortit pour regagner doucement sa demeure.
Le lendemain, tous les enfants revinrent, et agirent avec la même grossièreté. Le pauvre François ne put obtenir qu’un pain plus petit de moitié que les autres. Lorsqu'il fut rentré chez lui, sa mère malade s’empressa d'entamer ce pain, Il en tomba une quantité de pièces d’argent toutes neuves. La pauvre femme, trèssurprise, dit à son fils :
«Va sur-le-champ rendre cet argent, qu’on aura sans doute mêlé par mégarde à la pâte.»
François obéit à sa mère ; mais l’homme généreux lui dit aussitôt: « Non, non, cher enfant, ce n’est pas par mégarde que cela s’est fait. J’ai enfermé cet argent à dessein dans le plus petit des pains, aïn qu'il vous échüût en partage. Je l'ai fait pour vous récompenser. Restez toujours frugal, modeste et doux comme vous l’êtes aujourd’hui: celui qui aime mieux se contenter de la plus petite part que de se quereller pour obtenir la plus grande, se prépare de nlus riches béné
dictiors que si son pain était réellement rempli «C d'or. | pas L C'est pour le bon Dieu seul que l’aumône se fait ; sont L'homme parfois l’accepte avec indifférence ; de ra Mais l'enfant doux et pur qui reçoit an bienfait fruit Saura toujours payer par la reconnaissance. À SCHMID. k gion PRES blant aime 36—LA MESSE PAROISSIALE. Il 6 Afaire. Evangile, = Récolte. : a Credo. Ombrage. Respect. Fi || Destinée. Prône. Sacrifice. fin le (| Dimanche. Raisin. Sortir. pect, | ” Au C'était le matin d’un beau jour de dimanche : k : Fret pes S les cloches, sonnant à toute volée, appelaient les fai sv à : : i s aires fidèles à la messe ; les villageois en habit de fête in se rendaient à l’église ; jy entrai avec eux et je À reux.
fus très-édifié de leur silence et de leur recueil. sr lement dans le lieu saint, , Ha à 1 la rel Tous suivaient les prières de la messe ou ré. citaient dévotement le chapelet. 1 - Après l’évangile, M. le Curé monta en che, de pour faire le prône. 2 3. Que Entre autres paroies, je me rappelle celles-ci : destine «Mes frères, nous ne sommes sur la terre que D sera-tpour connaitre, aimer et servir le bon Dieu. ï Fe « C’est là notre fin, notre destinée, É .
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«Ceux qui ne servent pas le bon Dieu ne font pas la seule chose pour laquelle ils existent. Ils sont comme une vigne qui ne donnerait point de raisin, comme un arbre qui ne produirait ni fruit ni ombrage.
«Aimons ce bon Maître et pratiquons sa religion ; et il nous en récompensera en nous comblant de ses bénédictions sur la terre, et en nous admettant après notre mort dans son paradis. »
Il entonna ensuite le Credo, que tous les assistants chantèrent ensemble.
On continua le saint sacrifice ; et jusqu'à la fin les bons villageois montrèrent le même respect, la même piété. |
Au sortir de l’église, ils se formèrent par groupes sur la place; et là ils parlaient de leurs affaires, et surtout de leurs récoltes. On voyait à l'air de leur visage qu’ils étaient contents et heureux. Je compris que le bonheur se trouve dans la simplicité, le travail et la fidèle pratique de la religion.
EXERCICES
1. Pourquoi les cloches sonnaient-elles le dimanche matin ?—2, Que faisaient les fidèles pendant la messe ?— | 3. Que fit M. lo Curé après l’évangile ?—4, Quelle est notre destinée sur la terre ?—5. Comment Dieu nous récompensera-t-il, si nous l’avons aimé et servi pendant cette vie ?— : 6. Que fit M. le Curé après le sermon ?—7. Que disaient les fidèles, au sortir de l’église ?—8. Que voyait-on sur leur visage ?—9, Où se trouve ie bonheur ? eic.