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Déjà vous avez fait des prozrès en instruction religieuse, en lecture, en écriture, en histoire sainte, en arithmétique, et peut-être avez-vous obtenu des prix en récompense de votre application : que ce vous soit donc un encouragement pour travailler avec encore plus d’ardeur.
Quoique bien jeunes, vous avez certainement entendu des gens se plaindre de n’avoir pas reçu
une instruction en rapport avec leur position ac-.
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L'un disait : «Quel malheur pour moi que mes parents 'n’aient pu m’envoyer à l’école —« Oh ! combien, disait un autre, je me repens de n’avoir pas travaillé à mon instruction pendant mon enfance !»
Au contraire, vous n’avez jamais rencontré personne qui vous ait dit: «Je sus fâché d’avoir appris à lire.et à écrire ; je voudrais ne rien savoir, n'être qu’un ignorant.»
Il faut donc aimer je travail qu'on vous fait faire en classe, et qui, soyez-en sûrs, vous sera très-utile dans la suite de votre vie.
Apprenez bien vos prières, récitez-les avec piété, afin que le bon Dieu vous bénisse, et fasse de vous, par sa grâce, de bons élèves, qui s’appliquent de tout leur cœur à le connaître, à l'aimer, à le servir,
Vous grandissez en avançant en âge : il faut en mème temps grandir par l'esprit et.le cœurs et
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c’est ce que vous ferez en apprenant bien tout ce qu’on vous enseigne à l’école ; il faut qu’à la fin de l’année que nous commEnÇONs, VOUS S0YEZ beaucoup plus instruits que vous ne l’êtes ; Car,
s'il en était autrement, vous n’auriez pas fait la
volonté de Dieu ni celle de vos bons parents, qui font pour vous tant de sacrifices; on vous
appellerait paresseux et ingrats; et, plus tard,
quand vous seriez grands, vous diriez, vous
aussi : « Oh ! combien je regrette de m’avoir pas
mieux travaillé à mor éducation lorsque j'allais
à l’école! »
EXERCICES,
1. Pourquoi êtes-vous revenus à l'école? 2, En quoi avez-vous déjà fait des progrès ? 3, Qu'est-ce qui doit vous engager à wavailier avec plus d’ardeur ? 4. De quoi avezvous entendu des gens se plaindre ? 5. Que disaient-ile ? 6. Ceux qui ont appris à lire et à écrire en sont-ils fâchés ? 7. Que devez-vous surtout apprendre avec soin ? 8. Faut-il grandir seulement par le corps ? 9. Quelle est la volonté de Dieu et de vos parents à votre égard ? 10. Comment appelle+-on les enfants qui ne travaillent point à plaire à Dieu et à leurs parents ? etc. etc.
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(a) Nous n’avons ni l'intention ni le loisir de multiplier ces exercices ; il suffit, d'ailleurs, que nous en mettions quelques-uns dans le cours de ce volume, pour rappeler au maître qu’il doit s'assurer si ses élèves comprennent b
ce qu'ils lisent,
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2—-LA PREMIÈRE LETTRE A PAPA Alphabet, Mère. Papier.
Charles. À Orthographe. Rentrée.
Lettre. Page. Vacance, Maman. Papa. Zigzag.
Le petit Charles, âgé de cinq ans, vit un jour sa mère qui écrivait une lettre. « Maman, lui ditil, que faites-vous là ?
— J'écris, lui répondit-elle, une lettre à papa. :
—Oh! moi aussi, repritil, je voudrais bien lui écrire ; donnez-moi, s’il vous plaît, du papier et une plume. »
La mère lui donna tout ce qu’il fallait, et Charles se mit à faire sa lettre. Il essayait d’imi-
ter sa maman ; mais il ne traçait que des ZigZags,
qui ne ressemblaient en rien aux lettres de l’al. phabet. |
La page finie, "il la remit à sa mère ; celle-ci, en jetant les yeux sur ce griffonnage, se mit à rire. « Papa, dit-elle, ne saura pas lire cela : tu devrais apprendre à écrire, avant de penser à lui envoyer une lettre.
—Où pourrai-je, demända:til, apprendre à écrire ?
—A l’école, » répondit la maman.
À partir de ce jour, Charles désira ardemment d'aller à l’école, et priait sans cesse sa mère de l'y envoyer.
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Elle l’y envoya dès la rentrée des dhibois etil y fit tant de progrès, qu’il put, avant les vacances, adresser à son père cette petite lettre, dont le maitre n'avait corrigé que l'orthographe :
« Mon cher papa, «Que je suis heureux de pouvoir vous écrire une lettre !
«Je ne vous dirai que deux choses : la première, c'est que je vous aime de tout mon cœur ; la seconde, c’est que je veux être bien sage, afin
que vous et maman, vous soyez très-contents de votre petit Charles. »