LE MERLE ET LE VER-LUISANT
Pendant une nuit assez sombre, Tout fier de son étoile, un jeune ver-luisant Se pavanait dans l'épaisseur de l'ombre, Et s’enivait d’orgueil en se considérant :
« Sur ce globe, où chacun m'admire avec justice, Je ne vois rien, dit-il, de comparable à moi; Des insectes je suis le roi ; Eh ! qui d’entre eux pourrait entrer en lice, Quand mon empire est si bien affermi !
Est-ce la noire abeille ou la sèche fourmi ?
Ces orbes éclatants qui versent la lumière, Pour briller empruntent mes feux ; Et l’astre qu’adore la terre N'est que le ver-luisant des cieux. »
* rien sans Comme i] parlait. d’une branché voisine Un merle fond soudain, et gobe l’orgueilleux, -« Ton éclat cause ta ruine,
ux dort, et Pauvre insecte ! Moins lumineux,
sacheteurs, Tu pouvais vivre, enseveli sous l'herbe:
ns. Que je te plains d’être né si superbe !
in noir et L'obscurité t’eût rendu plus heureux !» é
ue de faire pd
i que l'on
alheureux. 49, — L'HOMME ET LES ANIMAUX.
bonheur; M Tous les animaux ont été créés pour l’homme ; cœur, mais plusieurs ne lui sont pas soumis. Dieu l’a
voulu ainsi pour le punir de s’être révolté contre lui en commettant le péché. Cependant il y en JISANT. à un grand nombre qui sont à son service. Le | cheval, l'âne, le chameau, le bœuf l’aident dans ses iravaux; la vache, la chèvre, la brebis, l'ânesse lui donnent leur lait ; le bœuf, le mouton, le porc, et bien d'autres lui fournissent la viande. ce, Les poules et les canes lui donnent des œufs. Les poissons le nourrissent de leur chair. L’abeille lui procure le miel et la cire ; et la brebis, la laine, dont il se fait des vêtements. Les vers à soie lui fournissent ces fils si précieux dont il tisse les plus belles étoffes.
Les oiseaux le récréent par leurs chants variés, el protégent ses récoltes en détruisant les insectes nuisibles,
Maître des animaux, l’homme peut en disposer Pour son usage ; mais il ne lui est pas permis de les tuer ni de les maltraiter sans uné évidente nécessité.
Les hommes tuent certains animaux parce qu'ils ont besoin de leur chair pour se nourrir, et d’autres parce qu’ils en souffriraient des dom. mages.
Les animaux se tuent les uns les autres. Ainsi
les loups dévorent les moutons ; les éperviers
dévorent les souris et les petits oiseaux. A leur tour, lès petits oiseaux tuent les vers, les chenilles, les mouches. Mais les uns et les autres ne tuent que pour se nourrir et non pour s'amuser.
Aussi l’on ne comprend pas pourquoi de mé.
Chants enfants se font un jeu de frapper les animaux, de prendre des mouches et de leur arracher les ailes, d'enlever de petits oiseaux de leur nid, où ils étaient si bien, et où leur pauvre mére neles retrouvera plus quand elle viendra leur apporter leur nourriture.
On ne comprend pas non plus les hommes qui rnaltraitent leurs Chevatix, leurs bœufs ou leurs &uires animaux domestiques. En agissant ainsi, ils les irritent, les rendent indociles et méme dangereux.
La brutalité. envers les animaux dénote un Mauvais Cœur; elle est condamnée par la religion, elle est aussi punie par les lois,
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Les animaux demestiques sont nos serviteurs et nos amis; traitons-les comme tels, et à leur occasion, bénissons le bon Dieu, qui les a créés si forts et si doviles, et qui nous les à assujettis,
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