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Combien de musiciens Néron entretenait-il à Rome

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inventée qu'au 16e siècle. A partir de cette époque la musique se développa rapidement. Les écoles se caractérisèrent. Od pouvait déjà remarquer la supériorité de la mélodie chez les Italiens et celle de l'harmonie chez les Allemands, les Français et les Belges.

Aloïsio Palestrina fut le maître le plus éminent de l'ancienne école italienne. Nommé maître de chapelle de Sainte- Marie-Majeure et plus tard de Saint-Pierre de Rome, Palestrina y acquit la réputation la plus brillante et la mieux méritée.

La musique d'église ne s'introduisit en Espagne qu'au commencement du 16e siècle, sous les auspices du cardinal Ximenès.

La musique était alors en grande faveur dans les hautes classes. Les souverains, les hommes éminents de l'époque, François Ier, Henri II, Henri III, Charles-Quint, le roi d'Angleterre Henri VIII, Marie Stuart, la reine Elisabeth, les prélats, les grands seigneurs cultivaient et protégeaient l'art musical. Les réformateurs Luther, Mélanchton et jusqu'au philosophe Erasme étaient bons musiciens. La composition, le chant et l'exécution instrumentale se développaient simultanément. Plusieurs instruments nouveaux furent inventés, l'orgue se perfectionna et le violon, succédant au luth, prit sous les mains des habiles luthiers d'Italie la forme qu'il conserva depuis.

Ce qui nous reste à dire du progrès de la musique durant les siècles qui se rapprochent du nôtre se rapporte surtout au développement de deux genres entièrement modernes : la musique dramatique et la musique instrumentale.

Jusqu'à l'époque où nous sommes arrivés, l'art musical n'était guère représenté que par la musique d'église et la musique de chambre. La musique d'église, outre l'élan qu'elle venait de recevoir des mains de Palestrina, s'était enrichie d'une forme nouvelle : l'oratorio, sorte de drame dont le sujet

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était tiré de l'histoire sainte et dans lequel chaque chanteur représentait un personnage.

Un progrès de la même nature s'était opéré dans la musique de chambre par la création de la cautate. L'oratorio et la cantate conteuaient les germes d'un nouveau genre, et n'étaient que les préludes de l'essor qu'allait bientôt prendre la musique dramatique.

D'autre part, les progrès de l'art de l'organiste, l'invention de plusieurs instruments nouveaux qui ajoutaient aux ressources de l'art, enfin l'importance que prit l'orchestre, en remplissant avec distinction l'intervalle qui séparait les morceaux de chant, telles sont les circonstances qui favorisèrent les développements de la musique instrumentale.

C'est de l'Italie que partirent dès lors les plus nombreuses innovations et les premiers essais de musique dramatique.

L'origine du drame lyrique remonte à une date fort reculée, mais les premiers essais bien caractérisés de cet art datent seulement des dernières années du 16e siècle.

Au 17" siècle le style bouffon commença à fleurir et Pergolèse s'y fit une réputation sans égale.

L'art est loin de s'être amélioré en Italie depuis le commencement de notre siècle, cependant quelques maîtres habiles ont jeté sur la musique dramatique le plus brillant éclat, et l'école italienne, sous un grand nombre de rapports, conserve toujours sa haute supériorité.

En France c'est au dix-septième siècle que la musique commence à être appréciée du public. On sait les encouragements que Louis XIY accorda à Lulli.

L'Opéra-Comique prit naissance vers 1733 et, sous le rapport musical, chercha d'abord ses modèles parmi les bouffons d'Italie, mais il l'emporta toujours sur eux sous celui de l'intérêt dramatique et l'on peut dire aussi que, bien que la mélodie française dérive de la mélodie italienne, elle n'en a

pas moins un caractère de naïveté et de vérité qui lui est propre.

L'établissement du Conservatoire donna, au commencement de ce siècle, un élan considérable à l'art musical et les noms de Massé, Auber, Bizet, G-ounod, Berlioz, Saint-Saëns, Massenet, etc., sont connus du monde entier. De même que l'Italie a été le berceau de la mélodie, l'Allemagne a été celui de l'harmonie et son histoire est remplie de noms glorieux dans les annales de la musique. Hàndel qui est né en 1685 est pour ainsi dire le premier des grands compositeurs allemands. Après lui vinrent Gluck, Mozart, Beethoven et tant d'autres. La principale gloire de l'école allemande se rapporte à la musique instrumentale, et de nos jours Wagner l'a perfectionnée à un tel point qu'on se demande si les progrès sont encore possibles.

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