‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 123 sur 356 · LXXII—LE CHEVAL · texte numérisé non relu

LXXII—LE CHEVAL

Voyez ce fier coursier, noble ami de son maître, Son compagnon guerrier, son serviteur champêtre, L. Le traînant dans un char ou s'élançant sous lui; à ie

Dès qu’a sonné l’airain, dès que le fer a lui,

Il s'éveille, il s'anime, et, redressant la tête, C’ Provoque la mêlée, insulte à la tempête ; beau De ses naseaux brûlants il souffle la terreur, signe I] bondit d'allégresse, il frémit de fureur ; son i On charge, 1l dit: “ Allons,” se courrouce et s’élance: par s Il brave le mousquet, il affronte la lance. et à Parmi le feu, le fer, les morts et les mourants, A Terrible, échevelé, s'enfonce dans les rangs, quett Du bruit des chars guerriers fait retentir la terre, des Prête aux foudres de Mars les ailes du tonnerre: bot envir

(1) Allusion a un fait remontant à 1371, Un seigneur, Aubry de Montüidh , fut trouvé mort. Son chien, s’acharnant à poursuivre un nommé Macaire, le dés aiiçait par cela même comme l'assassin de son maître, Charles V ordonna un combat | entre eux, une espèce de duel judiciaire; le chien terrassa Macaire, quÿ avoua son () Ce crime et périt sur l’échafaud, gonc ; ‘

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