CXVII-—PHENOMENES DUS A LA VAPEUR D'EAU
HENRI.—Jules, l'air contient-il beaucoup de vapeur d'eau ?
JULES.— Environ -4; de son volume.
H.—Comment en constate-t-on la présence ?
J—Par les NUAGES et les BROUILLARDS qui ne sont que de la vapeur d’eau commençant à se condenser.
H.—Mais lorsqu'il n’y a pas de nuages ?
J.—1I] suffit alors de mettre dans une carafe de l'eau bien fraiche: on voit peu à peu se déposer à l'extérieur de petites gouttelettes, provenant de la vapeur invisible qui ’ / ’ .
s est condensée au contact d'un corps froid.
H.—$'évapore-t-il beaucoup d’eau chaque jour ? J.—On estime qu'il s'en évapore 4 de pinte par surface
d'une verge carrée. Or l'Océan mesure plus de 359 mil-
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2292 PHÉNOMÈNES DUS A LA VAPEUR D'EAU, liards de milliards de verges carrées :
quelle il faut ajouter les étangs, les fleuves
quelle masse ! à lace que cèdent à l'évaporation les lacs, > la transpiration, la respiration. .
Il y à done dans l'atmosphère une Sufirait pour couvrir d'eau toute s'accroit pas dans son ensemble, videntiel, elle rend en pluie, ne reçoit en vapeur.
mer immense, qui s les terres ; mais elle ne car, par un équilibre proige où rosée autant qu'elle
H.— {Comment explique-t-on ]
à formation des nuages et la pluie ?
J.—La vapeur d'eau à besoin, pour se maintenir en cet état, d'une certaine quantité de chaleur: au contact d’une couche d'air froid, elle se condense et se liquéfie.
Lorsqu'elle commence à se condenser, elle prend la forme de petits globules, qui, renfermant encore un peu de chaleur, restent assez dilatés pour se maintenir dans l'atmosphère comme d'imperceptible
S ballons : c'est leur réunion qui produit les Nua« Es et ]