OPÉRATIONS DE L'INTELLIGENCE
H.—Ne v'en effraye pas. Je vais te les faire suffisam-
, re ord ment comprendre. Regarde ce tableau.
| H.—C'est le portrait de grand-pana.
facul- “ P°P té IN- | P.—Tu t'es rendu attentif : c'est un fait de l’ATTENTION. mière | Les couleurs et les dessins t'ont été révélés par les euxiè- | yeux ; tu les a perçus par la vue : c'est un fait de la PERur; la Î CEPTION.
Tu te rappelles mon bien-aimé père : c’est un fait de la ensibi- l MÉMOIRE.
à véri- f Tu te le réprésentes quand même il est absent: c’est ntraire | un fait de l'IMAGINATION.
référer Ë | os 0 É Tu as été, par la pensée, du portrait au personnage re- Fe présenté : c'est un fait du JUGEMENT.
H—Je comprends cela. Merci, papa. Mais il reste le k + k raisonnement et l’abstraction.
1 P.—Ce n'est pas plus difficile. Le RAISONNEMENT con- ENCE. 4 siste à tirer une conclusion d’un principe ou d'une afhr- 4 mation. En voici un sous sa forme classique: La vertu des fa- 4 sst méritoire : or l'obéissance est une vertu ; done l'obéisxnce est mériioire.
ce. On ; Quant à l'abstraction, je vais te l'expliquer au moyen s 8econ- © l'une historiette.
” pre” Près d'un chemin s'élevait un majestueux noyer. Un ÉMOIRE, peintre passe par là et admire le bel effet que produit sur \BSTRAC- { le fond azuré du ciel la couleur vert sombre du feuillage. & Î[lne le considère qu'au point de vue de son art. Un marchand de bois lui succède. “ Comme ce noyer rouillent vun gros tronc! dit-il. On pourrait y couper de très Fr
belles planches pour l'ébénisterie.”