OLXVI.—BONNE VOLONTE ET
Ce qu'on demande d'un élève, c'est d'abord la bonne volonté : avec elle tout est possible, sans elle rien de bien ne se peut faire dans l’œuvre de l'éducation,
Mais qu'est-ce pour lui que d'avoir une bonne volonté ? Ce n'est pas seulement être soumis à ses maitres, ne leur opposer aucune résistance, subir passivement leur action : c'est seconder leurs efforts, aller au-devant de leurs conseils, travailler avec zèle sous leur direction à acquérir la science, à se corriger de ses défauts, à prendre de bonnes habitudes qui caractérisent le jeune homme bien élevé.
Le travail personnel, actif et constant, est pour l'élève la première condition de ses progrès : il développe l’intel. ligence, ennoblit le cœur, fortifie la volonté, concourt au perfectionnement de toutes les facultés.
La science est difficile à acquérir ; mais, quand on s'y adonne avec un courage persévérant, il n'es point d’obstacle dont on ne triomphe. A force d'étudier une spécialité, on parvient tôt ou tard à la posséder, omme l’eau tombant goutte à goutte finit par creuser la pierre.
Au travail joignons toujours la prière : il im porte essentiellement que l'étude de la science s'allie avec la piété,