‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 307 sur 356 · CLXXV.—RESPECT DE LA VERITE · texte numérisé non relu

CLXXV.—RESPECT DE LA VERITE

Dieu est la vérité même : tout ce qui blesse la vérité l'offense. Aussi nous défend-il le mensonge, ainsi que l'hypocrisie et la flatterie, qui au fond sont des mensonges.

Mentir, c'est parler contre sa pensée avec intention de tromper ; c'est donner comme vrai ce que l'on sait être faux, ou comme faux ce que l'on sait être vrai.

On ment par paroles, par écrits, par gestes, par le silence même lorsqu'on veut par là manifester des sentiments qu’on n'a point.

Ne proférez aucun mensonge, dit le Saint-Esprit, ef que personne ne trompeson prochain : le mensonge est l'œuvre du démon.

La parole nous est donnée pour nous communiquer nos pensées : c'est en abuser que de l’employer à dire le contraire de ce qu'on pense.

Le mensonge est opposé à la société que Dieu a établie entre les hommes; s’il devenait général, il détruirait la famille, les associations, les nations, et conduirait à la barbarie.

Le manque de sincérité dénote une âme sans énergie, sans noblesse. On l’a dit avec raison:

Tout homme de courage est homme de parole, Et fuit plus que la mort la honte de mentir.

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