‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 313 sur 356 · CLXXVIII.—LES EPIS · texte numérisé non relu

CLXXVIII.—LES EPIS

L'été régnait. Déjà les moissons ondoyantes st ne Se déployaient au loin en vagues Jaunissantes. Un épi, dans les airs avec grâce élancé, Sur les autres épis dressait sa tête altière, Là, par les zéphyrs caressé

Et sur sa tige d'or mollement balancé, Du haut de sa grandeur mayestueuse et fière, Il toisait ses voisins, inclinés vers la terre. ‘ Oui, dit l'un d'entre eux, choqué de ses dédains, No :

l'andis que nous plions sous le poids de nos grains, Levez, levez bien haut votre tête splendide ;

Vous le pouvez: vous n'avez rien dedans.”

Ainsi dans une tête vide La vanité se logea de tout temps.

VILLEFRANCHE, le Fabuliste chrétien.

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