‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 318 sur 356 · CLXXXII —AVOIR HONTE DE LA PARESSE · texte numérisé non relu

CLXXXII —AVOIR HONTE DE LA PARESSE

La paresse rend méprisable. On compare celui qui y est sujet à une plante parasite qui vit aux dépens d'une autre sur laquelle elle croit, ou à un frelon venant sucer le miel des abeilles sans avoir rien fait pour le produire.

La paresse empêche le développement de nos facultés intellectuelles et morales. Elle est en outre nuisible à la santé. Que de maladies n’engendre-t-elle pas, tandis que le travail réglé les éloigne. “Je ne travaille pas, disait un paresseux, parce que je suis toujours malade.—Dites plutôt, lui répondit son médecin, que vous êtes toujours malade parce que vous ne travaillez pas.”

Le paresseux perd le temps, qui est notre principale richesse, et compromet son avenir; car, dit le proverbe, “]a paresse va si lentement, que la misère l'a bientôt

atteinte.”

Fuyez donc, chers enfants, l’indolente paresse : C’est la rouille attachée aux plus brillants métaux. L'honneur, le plaisir pur sont les fils des travaux ; Le mépris et l'ennui sont nés de la mollesse.

Le paresseux est nuisible à la société : son exemple est funeste à ses concitoyens ; il ne concourt point à l’harmonie sociale, puisqu'il reste inactif ; c’est, dans une machine, une roue qui ne tourne pas; où, dans une propriété, un champ stérile.

C'est moins encore. La paresse, on l’a dit, est ia mère de tous les vices. L'esclave de cette passion non seulement est un fardeau, mais aussi un danger. En soi, la

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