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RESPECT DE LA PAROLE LONNÉE ET LU SECRET

Aux aboiements du chien, le maître est accouru.

Il voit son cher Azor sur la terre sanglante ;

Et d’un destin pareil menaçant l'inconnu,

Du tube meurtrier il presse l4 détente.

Le coup part, le plomb siffle à l'oreille tremblante Du voyageur, qu’il n’a point abattu.

Mais cet infortuné qu’emporte la colère,

De la bêche à son tour frappe son adversaire :

Et près de son Azor le maître est étendu.

Du criminel bientôt s'empare la Justice ;

Il pleure vainement son malheur et ses torts. Malgré ses pleurs et ses remords,

Le jeune voyageur est conduit au supplice.

“Hélas ! s’écria-il, que mon sort est cruel !

Je lègue à ma famille une affreuse mémoire :

Je meurs comme un vil criminel ;

Et ne voulais pourtant dérober qu’une poire.”

VIENNET, Fables. :

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