‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 331 sur 356 · RESPEOT DE LA RÉPUTATION · texte numérisé non relu

RESPEOT DE LA RÉPUTATION

des choses bonnes et parfaitement connues : la simple rai. son commande cette réserve.

Si vous avez donné votre parole pour une chose légitime, accomplissez ce que vous avez promis : la conscience et l'honneur vous le prescrivent.

Si l'on vous confie un secret, vous devez le garder, à cause de cette confidence ; si l’on vous en a demandé la promesse, vous y êtes doublement obligé.

On est également tenu de ne point révéler les choses cachées que l'on ne connait que par hasard ou par indiscrétion.

La violation d’un secret, sans cause légitime, est criminelle, surtout s'il en résulte des dommages pour le prochain.

Il est des cas cependant où le secret n’est plus obligatoire. Ainsi on peut le révéler quand la chose est devenue notoire, connue du public; quand il s’agit de crimes contre la sûreté de l'État ; quand on juge la révélation nécessaire pour sauver un innocent ou pour s'épargner à soi-mème un grand malheur.

Il est bien entendu qu'il ne peut s'agir ici du secret de la confession, qui est absolument inviolable,

Page 1