CXCI.—LA RECONNAISSANCE
La reconnaissance est un devoir de justice dont l'accomplissement est cher à tont homme de cœur. Elle con- | siste à apprécier le bien qu'on a reçu, à estimer la générosité du bienfaiteur, et à se dévouer pour lui autant que
le permettent les circonstances.
11 faut tout d'abord être reconnaissant envers Dieu, qui est le premier auteur de tout bien, et qui nous comble de faveurs dans l'ordre de la nature et dans l'ordre de la grâce. Il faut, par suite, l'être envers ses ministres, par qui il nous transmet ses dons et qui nous portent un si vif intérêt.
La reconnaissance envers Dieu est si chère au cœur de Jésus, qu'il a voulu nous en être un modèle perpétuel. Durant sa vie mortelle, il n’a cessé de rendre grâce à son Père en son nom et en celui de tous les hommes. Il fait de même en sa vie eucharistique, où, victime d'action de grâces, il le bénit pour tous les dons de sa libéralité.
Unis à ce divin Sauveur, remerciez Dieu pour ses bienfaits envers vous et envers les personnes qui vous sont chères,
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