‹ Lectures graduées [microforme]Chapitre 339 sur 356 · CXCIV.—DEVOIRS ENVERS DIEU · texte numérisé non relu

CXCIV.—DEVOIRS ENVERS DIEU

Nos devoirs envers Dieu sont le principe de tous nos autres devoirs. Aussi rien n'importe autant que de les connaître et de les bien pratiquer.

Dieu est notre souverain maître, ainsi que des autres créatures ; il a le droit absolu de disposer de tout selon sa volonté sainte : nous lui devons pour ce sujet un hommage qui n'est dû qu’à lui et qu'on nomme ADORATION.

Dieu est la grandeur et la sainteté même : de ià résulte pour nous le devoir du RESPECT pour son saint nom et pour ses ministres, respect prescrit par la conscience et que professent toutes les personnes bien élevées,

Dieu est le beau, le vrai, le bien par essence. I] possède toutes les perfections. Il est seul aimable par lui-même, et tout ce qu'il y @ dlaimable ne l’est que par lui. Nous lui devons donc l’AMOUR, comme le prescrit le premier des commandements : Woug aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de toutes vos forces.

Dieu est notre créateur et notre conservateur. Il noue

a tirés du néant et nous à maintenu l'existence par sa | puissance et sa bonté. Il est notre père comme nous le disons d.

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dans la prière Notre Père qui êtes aux cieux. Il est notre bienfaiteur au-dessus de tous les autres. Il a donc, à ces différents titres, tout droit à notre RECONNAISSANCE.

Dieu est le législateur suprême. Il nous a donné sa loi, expression de sa volonté sainte. Nous lui devons à ce titre l'oOBÉISSANCE la plus entière, en sorte que nous réalisions par notre conduite l'objet de cette demande du Pater : Que votre volonté soit faite sur la terre comme elle est faite au ciel. ;

Dans le cas où l'on nous prescrirait quelque chose d’opposé à sa loi sainte, il ne faudrait pas le faire, mais répondre: comme saint Pierre aux Juifs : ZZ est juste d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes.

Dieu est le souverain juge, récompensant le bien et punissant le mal : il faut avoir pour lui cette CRAINTE respectueuse qui, comme le dit David, est le commencement de la sagesse.

Dieu veut que nous lui rendions un culte intérieur et extérieur, ou, en d’autres termes, que nous pratiquions la religion sainte qu'il nous a révélée. Il veut que nous le priions avec foi, humilité, confiance, persévérance, pour lui rendre nos onu et pour obtenir de sa bonté les grâces dont nous avons besoin.

Nos devoirs envers Dieu nous sont explicitement enseignés par l'Église et ses pasteurs. Instruisons-nous-en et pratiquons-les avec une inviolable fidélité. Rien n’est plus honorable ni plus avantageux; car rien ne manifeste plus la grandeur d'âme et ne procure au même degré les véritables biens.

Ce ne sont pas seulement les particuliers qui ont des

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