L'HOMME INVENTEUR
la science pour pénétrer la nature, ni tant de belles inventions que l’art à t; ouvées pour l'accommoder à notre usage.
“L'homme a su dompter par l'esprit les animaux qui le surmontaient pai la force ; il a su discipliner leur humeur brutale et contraindre leur liberté indocile.
‘La terre elle-même a été forcée par son industrie à lui donner des aliments plus convenables ; les plantes, à corriger en sa faveur leur aigreur sauvage.
“I commande aux éléments les plus intraitables, je veux dire au feu et à l'eau, ces deux grands ennemis, qui s'accordent néanmoins à nous servir dans des opérations si nombreuses et si nécessaires.
“Quoi de plus? il est monté jusqu'aux cieux : pour marcher plus sûrement, il à appris aux astres à le guider dans ses voyages : pour mesurer plus également sa vie, il à obligé le soleil à rendre compte, pour ainsi dire, de tous ses pas. C'est que Dieu, ayant formé l'homme pour être le chef de l’univers, il lui a donné le sentiment de ce qui lni manque, et lui à laissé un certain instinct de le chercher dans toute l'étendue de la yature.
“Comment aurait pu prendre un tel ascendant une créature si faible et si exposée aux insultes de toutes les autres, si elle n'avait en son esprit une force supérieure à toute la nature visible, un souffle immortel de l’esvrit de
Dieu ? ”
CORPS HOBIAIN,