CHAPITRE III
Oa a vu par les citations de Mariette (p. 168 et 185) combien sont anciennes les premières notions sur ce qu'on appelle aujourd'hui la TMovie mécanique de la chaleur.
Nous donnerons ici une partie du célèbre mémoire sur la chaleur de Lavoisier * et Laplace, lu à l'Académie des sciences en 1780; puis quelques pages empruntées à l'éloge du comte de Rumfort par Dumas ; et enfin nous citerons plusieurs passages des leçons, restées célèbres, sur la Théorie mécanique de la chaleur, professées par Verdet * à la Société chimique de Paris, en 1862. Le lecteur pourra suivre ainsi de Mariotte à Verdet le développement de cette théorie, l'une des grandes conquêtes scientifiques du xix*' siècle.
Les physiciens sont partagés sur la nature de la chaleur. Plusieurs d'entre eux la regardent comme un fluide répandu dans toute la nature, et dont les corps sont plus ou moins pénétrés, à raison de leur température et de leur disposition particulière à le retenir; il peut se com-