‹ Lectures scientifiques. Extraits de mémoires originaux et d'études sur la science et les savants. Physique et chimieChapitre 47 sur 120 · C'est en effet ce qui a lieu. — J. G · texte numérisé non relu

C'est en effet ce qui a lieu. — J. G

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voyant les autres causes à la métaphysique ; au lieu que la grande et principale affaire qu'on doit se proposer dans la physique, c'est de raisonner sur les phénomènes sans le secours d'hypothèses imaginaires; de déduire les causes des effets, jusqu'à ce qu'on soit parvenu à la Cause première^ qui certainement n'est point mécanique ; et d'expliquer non seulement le mécanisme du monde, mais surtout de résoudre ces questions et autres semblables : Qu'est-ce quHl y a dans les lieux presque vides de matière? d'où vient que le soleil pèse vers les planètes^ et les planètes vers le soleil^ sans qu'il y ait de la matière entre deux ? d'où vient que la nature ne fait rien en vain? et d'où procède tout cet ordre et toute cette beauté .que nous voyons dans le monde? A quelle fin ont été faites les comètes? et d'où vient que les planètes se meuvent toutes du même sens en orbes concentriques, au lieu que les comètes se meuvent souvent en orbes fort excentriques, suivant toute sorte de déterminations ? et qu'est-ce qui empêche les étoiles fixes de tomber les unes sur les autres? d'où vient que les corps des animaux ont été composés avec tant d'art; et pour quelles fins ont été formées leurs différentes parties? L'œil a-t-il été fabriqué sans aucune connaissance d* optique; et l'oreille sans aucune connaissance des sons? Comment est-ce que les mouvements du corps dépendent de la volonté? Qu'est-ce que t instinct dans les bêtes? et si le sensorium des animaux n'est pas l'endroit où la substance sensitive est présente, et où les espèces sensiblés des choses sont portées par les nerfs et le cerveau pour pouvoir y être aperçues en étant immédiatement présentes à cette substance. Et ces choses dûment expliquées, ne paraitil pas, par les phénomènes, qu'il y a un Être incorporel, vivant, intelligent, tout présent, qui dans l'espace infini, comme si c'était dans son sensorium, voit intimement les choses en elles-mêmes, les aperçoit, les comprend entièrement et à fond, parce qu'elles lui sont immédiatement présentes : desquelles choses comme il n'y a que les images qui par les organes des sens soient introduites dans

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le petit endroit ou se forment nos sensations, ce qui sent et pense en nous, ne voit et ne contemple là que ces images toutes simples? Quoique chaque pas que nous faisons réellement dans cette philosophie ne nous conduise pas immédiatement à la connaissance de la Cause première^ il nous en approche toujours plus; et par cette raison, c'est une manière de philosopher très estimable. (Newton, V Optique y liv. III.)

La 31* question a trait à la chimie; nous y reviendrons plus loin.

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