‹ Légende des sièclesChapitre 149 sur 277 · ATTILA · texte numérisé non relu

ATTILA

(Appendice à l'Aide d Majorien i.

L\ Mort, parlant d'Attila.

J'aimais cet Attila. Nous élions bien ensemble.

poussait Fauve, il chassait vers moi le troupeau que j'assemble. Dans les grandes moissons nous élions de moitié. Parfjis dans mon clairon, et de bonne amitié, 11 donnait quelque coup de gueule formidable.

(Ms. 4o, fragment 216.)

Attila. — Son chariot.

L'édifice hideux, colossal, effrayant,

... traîné par trente jougs de bœufs Reniait, et l'on croyait sur ses axes bourbeux Entendre le cii sourd des foules étouffées ; Et sur les deux côtés deux vieillards, deux trophées, Les bras en croix, les yeux crevés, des trous aux flancs, iNus Morts, essuyaient la roue avec leurs cheveux blancs, Un comte avec son sceptre, un prêtre avec sa crosse. Pendaient, lugubrement cloués au char féroce.

(Fr. 217.)

...? sombre

[Certe], Attila fut grand et terrible; et durant

[De l'infini formidable cclaireur Tout le temps que lirilla cet homme fulgurant. Les nations restaient la face contre terre. Sentant luire une foudre et passer un mystère.

(Fr. 318.)

I. Les fragments que nous citons ici ne sont pas datés : l'écriture seule permet de les classer à une époque voisine de VAide à Majorien vers les années i85g-i86o.

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