‹ Légende des sièclesChapitre 179 sur 277 · L'homme d'en bas, sable ou cire · texte numérisé non relu

L'homme d'en bas, sable ou cire

Garde l'empreinte du pied

54o. On reconnaît là et dans ce qui suit l'attitude ordinaire de l'exilé.

Nous entendons des cris d'aigles

Et nous nous y conformons. 56o

Nous savons ce que vous faites, Sire, et, loin de son lever, De ses gibets, de ses fêtes.

Le prince nous sent rêver.

Nous avons l'absence fière ; 565

Et sommes peu courtisans. Ayant sur nous la poussière Des batailles et des ans.

Et c'est pourquoi je te parle

Comme parlait, grave et seul, 570

A ton aïeul Boson d'Arle

Gil de Bivar mon aïeul.

D'où nait ton inquiétude?

D'où vient que ton œil me suit

Epiant mon attitude 575

Comme un nuage de nuit ?

Craindrais-tu que je le prisse

Un matin dans mon manteau ?

Et que j'eusse le caprice

D'une ville ou d'un château ? 58o

56i-56/t. Addition marginale.

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