Je voudrais me sécher
WELF, CASTELLAN D'OSBOR. 409
Dormir sur un bon lit à côté d'un bon feu.
La montagne est l'aïeule et je suis le grand-père.
Le burg sera ton nid comme il est mon repaire.
Le brasier, qui devait chasser les bataillons,
Va faire mieux encore et sécher tes haillons ; 38©
Au lieu de voir, devant sa flamme, tout l'empire
Reculer effrayé, je te verrai sourire.
Dieu soit béni ! je n'ai pas fait mon feu pour rien.
Cela commençait mal et cela finit bien.
Ah ! tu t'en allais donc sans savoir 011, perdue, 385
Ne voyant que du noir dans toute l'étendue !
Il ne sera pas dit, ma fille, qu'à ton cri.
Le vieux roc foudroyé ne s'est pas attendri.
Dans la grande montagne entre, pauvre petite ;
Et sois chez toi. Je vais baisser le pont.
Il disparait. La lumière descend de meurtrière en meurtrière. Le pont commence à s'abaisser. On voit la lumière entre les barreaux de la herse. La herso se lève, le pont se baisse et rejoint le bord du précipice.
Welf, la lanterne à la main, traverse le pont et vient à l'enfant.
Viens.
L'enfant prend la main de Welf.
Mouvement dans les piques. Clameurs* dans le ravin. Des soldais sortent d'une embuscade, et se précipitent sur Welf. Cyadmis est à leur tète.
377-388. Rédaction marginale remplaçant ce brouillon : — Attends : je vais baisser le pont... l'antre du burg un nid pour toi pauvre petite ... Viens, c'est là !
forêt La montagne est l'aïeule et je suis le grand-père. Entre. J'ai de quoi faire un nid dans mon repaire II ne sera pas dit, ma fille, qu'à ton cri
monl Le vieux roc foudroyé ne s'est pas attendri
379. Le brasier, préparé contre les bataillons 390. Sois chez toi, je te vais baisser le pont * Cri [Clameur].
4lO WELF.