ÉPILOGUE
rompu avec Rome; mais les protestants y' étaient assez nombreux pour espérer d’en être les maîtres. Ils formaient en France un État dans l'État; ils avaient en Pologne la suprématie à la diète; en Belgique, on les comptait par centaines de mille ;
en Bavière, possédant la majorité dans l'assemblée .
des États, ils ne votaient les subsides que moyennant des concessions en faveur de la réforme; en Transylvanie, la maison d'Autriche n'avait pu empécher la diète de se saisir des biens de l’Église: et dans l'Autriche proprement dite, ur tiers à peine de la population demeurait catholique. |
Mais les enfants d’Ignace de Loyola, devenus l'avant-garde de l’Église romaine, ont déployé dans la carrière les vertus, les lumières et le zèle qui ‘ animaient les saints des premiers siècles. Ils combattent pour leur mère; et que leur importent les persécutions, les calomnies, les outrages qui tombent sur eux sans les accabler! Ils savent que le disciple ne doit pas être plus que le maître, et ils souffrent avec joie, car ils voient qu'ils ont dignement combattu. En effet, la réforme avait à peine atteint les dernières années du siècle qui l'avait produite, que partout elle reculait devant l'ordre des Jésuites. L'Église triomphait en France, en Belgique, en Bavière, en Autriche, en Pologne, en Hongrie ; et les protestants partout ne faisaient que s'amoindrir. Ils n’ont rien reconquis depuis. En vain ils seront secondés par le Jansénisme au dix-sep-