V. LA PRINCESSE DE CLEVES. Par Mme de
LA Fayette. Intro. par Mme L. Félix Faure-Goyau.
(T Madame de la Fayette éclairée sans doute par la tragédie de Racine, renouvela en 1678 le roman Français, en
faisant une étude psychologique et le récit d'une âme, presque sans aucun incident. Ce premier des grands romans Français est la « Princesse de Clèves. » C'est un ouvrage écrit avec une pureté et une sobriété élégante qui est digne de toute admiration.
VI. GUSTAVE FLAUBERT. LA TENTATION DE SAINT ANTOINE. Intro. par Emile Faguet.
Nous ne pouvons mieux décrire l'ouvrage de Flaubert qu'en extrayant quelques phrases de la magistrale introduction que pour notre édition a écrite Monsieur Emile Faguet : —
(( D'abord le décor est extrêmement beau. Le décor c'est cette montagne dans la Thébaïde, l'enceinte de rochers où l'ermite tourne incessamment, comme dans la prison de ses désirs; et le vaste horizon de plaines, de plateaux et de vallées où les regards du saint s'allongent, se prolongent, se promènent et s'égarent indéfiniment. »
« Car c'est par le style surtout que vaut « La Tentation de Saint Antoine, » par ce style de poète, directement dérivé de Chateaubriand, avec, souvent au moins, quelque chose de plus précis et de plus serré, sans que les eEets de grandeur, et au contraire, en soient diminués. »