LA FÊTE DE LA SAINTE TRINITÉ
motifs; mais pourtant on voulait une fête spéciale de la sainte Trinité. ^
Au commencement du dixième siècle, Etienne, évêque de Liège, en fit composer un office; et son successeur, Riquier, fit célébrer la fête de la sainte Trinité le premier dimanche après la Pentecôte.
Assez vite dès lors cette fête s'établit en un grand nombre de diocèses, où elle avait lieu, comme à Liège et comme partout aujourd'hui , le jour de l'octave de la Pentecôte, à l'exception de quelques diocèses, qui la faisaient le dernier des dimanches d'après la Pentecôte, immédiatement à la fin de l'année ecclésiastique.
L'Église romaine, pendant longtemps, n'admit pas formellement cette fête; mais elle ne s'opposa jamais le moins du monde à ce qu'on la célébrât ailleurs. Les bénédictins la faisaient partout, cependant avec défense de prêcher ce jour-là, à cause de la difficulté de la matière : article de foi qu'on ne doit pas chercher à expliquer.
Enfin, au quatorzième siècle, le pape Jean XXII reçut cette fête et fit substituer son office à celui de l'octave de la Pentecôte, dont on conserve la collecte et les autres oraisons, et dont l'évangile se dit à la fin de la messe.
La préface de la Trinité est beaucoup plus ancienne que la fête; on la croit des premiers temps chrétiens (1).
(1) Nul ordre n'a mieux propagé la dévotion à la sainte Trinité que celui qui fut fondé, en 1198, par saint Jean de Matha et saint Félix de Valois, et auquel le pape Innocent III donna le titre d'ordre de la
Sacris solemniis juncta sint gaudia , Et ex prœcordiis sonent praeconia :
Recédant vetera, nova sint omoia, Corda , voces et opéra.
S. Thomas d'Aqkin.
La fête du saint sacrement est la fête capitale des chrétiens ou plutôt de l'Église catholique; car plusieurs sectes qui conservent le nom de chrétiennes, quoiqu'elles ne le soient plus réellement, se sont séparées de cette splendeur divine. Pourtant les saintes Écritures sont claires sur ce mystère adorable. Lorsque Notre-Seigneur voulut préparer les premiers fidèles au divin prodige qu'on célèbre en ce jour, il l'énonça en paroles formelles : « Je suis » le pain vivant descendu du ciel , dit-il ; je suis le » pain vivant. Vos pères ont mangé la manne dans » le désert, et ils sont morts. Mais je suis le pain
sainte Trinité pour la rédemption des captifs. Cet ordre a toujours célébré la fête de la sainte Trinité d'une manière toute particulière, et avec une octave privilégiée.
L'adoration perpétuelle de la Trinité, que son illustre fondateur, saint Jean de Matha, imposa à l'ordre avec son titre glorieux, fit établir dans son sein la fête continuelle de cet auguste mystère. La confrérie de la Trinité , qui seconda si bien l'œuvre de la Rédemption, répandit dans l'univers , avec l'ordre qui lui donna naissance , la célébration de cette fête.
Les Grecs n'ont pas de fête particulière de la Trinité ; ils en font seulement l'office le lundi de la Pentecôte. Le dimanche de la Trinité a reçu le nom de dimanche bénit à cause de l'introït de la messe, qui commence par le mot Renedicta sit sancta Trinitas. n a aussi le titre de Roi des dimanches, en l'honneur de la Trinité.
» descendu du ciel, afin que celui qui en mange ne m meure point. — Je suis, moi, ce pain vivant des- » cendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il » vivra éternellement; et ce pain que je vous don- » nerai, c'est ma chair que je livrerai pour la vie du » monde. »
Les Juifs disputaient donc entre eux et disaient : Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger? Et Jésus reprit : « En vérité, en vérité, si » vous ne mangez la chair du* Fils de l'homme et si » vous ne buvez son sang, vous n'aurez point la vie » en vous.— Celui qui mange ma chair et boit mon » sang a la vie éternelle, et je* le ressusciterai au » dernier jour , car ma chair est véritablement » viande, et mon sang est véritablement breuvage. » — Celui qui mange ma chair et boit mon sang de- » meure en moi, et je demeure en lui. — Comme le » père qui est vivant m'a envoyé et que je vis par » le père , de même celui qui me mange vivra aussi » par moi. — C'est là le pain qui est descendu du » ciel. Il n'en est pas de ce pain comme de la manne » que vos pères ont mangée et qui ne les a pas em- » péchés de mourir. Celui qui mange ce pain vivra » éternellement. »
Ces paroles textuelles sont-elles assez précises ?
« C'était en enseignant dans la synagogue à Capharnaùm que Jésus les prononça. Plusieurs des disciples qui les entendaient se dirent : Ce discours est bien dur; et qui peut le comprendre? Plusieurs donc se retirèrent et ne le suivirent plus. Jésus dit alors aux douze : « Et vous, ne voulez-vous pas
» aussi me quitter ? » Pierre lui répondit : « Seigneur, » à qui irions-nous? Vous avez les paroles de la vie » éternelle. Nous croyons; et nous savons que vous » êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant (1). »
Après avoir, pendant plus d'un an, dans divers entretiens, préparé ses disciples à cette grande merveille, en leur disant : « Je serai avec vous jusqu'à » la consommation des siècles (2) ; je suis venu afin » que mes fidèles aient la vie et l'aient plus abon- » damment (3) », et d'autres paroles solennelles, Notre-Seigneur, la veille de sa mort, dans la nuit même qui allait commencer les douleurs et les ignominies de sa passion, exécuta ce qu'il avait annoncé, en instituant l'Eucharistie.
Après la dernière cène qu'il fit avec ses apôtres , « Jésus prit du pain, et l'ayant bénit, il le rompit et » le donna à ses disciples, en disant : Prenez et » mangez; ceci est mon corps. Et prenant la coupe, » il rendit grâces et il la leur donna en disant : Bu- » vez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la » nouvelle alliance qui va être répandu pour vous (4) » et pour un grand nombre (5) en rémission des pé- » chés. Toutes les fois que vous ferez ceci , vous le » ferez en mémoire de moi (6). »
Les apôtres ont eu grand soin de renouveler ce
(1) Saint Jean, ch. v, t41, 48 à 59, 60 à 61, 67 à 70.
(2) Saint Matthieu, ch. xxvi, t 20 et suiv.
(3) Saint Jean, ch. x, t 10.
(4) Saint Luc, ch. xxii , f 20.
(5) Pro multis, que l'on traduit imparfaitement en disant : pour plusieurs.
(6) Saint Paul, //« Corinth., ch. xi, f 25. Canon mista.
mystérieux sacrifice; et la fête de l'Eucharistie a été certainement la première en date des fêtes chrétiennes.
La fête anniversaire ou solennelle avait lieu le jeudi saint de chaque année. Cet usage dura jusqu'au treizième siècle.
En 1208, une jeune novice du Mont-Cornillon, à Liège, eut des visions qui lui firent comprendre qu'une fête manquait à l'Église; elle ne discerna que deux ans après que cette fête était celle du saint sacrement; car le jeudi saint était occupé de tant d'offices, que l'adorable Eucharistie n'y avait qu'une petite place. Elle médita vingt ans sur ce sujet, sans oser s'en ouvrir. Mais en l'année 1 230, ayant été élue prieure du couvent du Mont-Cornillon, elle fit part de ce qui lui semblait une sorte de révélation à un bon et pieux chanoine, qui en parla à plusieurs membres du clergé, notamment à Jacques Pantaléon, archidiacre de Liège, lequel conduisit l'affaire avec zèle; et la fête du saint sacrement fut établie dans ce diocèse par Pévêque Robert, le jeudi 7 juin 1 246. Elle fut fixée ainsi au jeudi qui suit la fête de la sainte Trinité, déclarée jour chômé et enrichie d'une octave.
Mais cette fête ne fut établie par l'Église romaine que lorsque l'archidiacre de Liège Jacques Pantaléon eut été élevé sur le saint siège sous le nom d'Urbain IV. La bulle qui l'institue est de l'an 1264, et ce ne fut que le concile général tenu à Vienne en 1311 qui la rendit obligatoire dans toute l'Église.
Urbain IV avait chargé deux saints de rédiger les
offices majestueux de celle fête, saint Thomas d'Aquin et saint Bonaventure. Lorsque Thomas eut lu ce qu'il avait écrit, l'humble Bonaventure déchira son travail, qu'il trouvait trop inférieur; et l'œuvre de Thomas est restée en possession de l'admiration générale (1).
La partie la plus solennelle et la plus chère aux peuples dans cette fête appelée généralement la Fête-Dieu est la procession du saint sacrement, qui, sur-le-champ, s'est faite partout avec la plus grande pompe , dans les campagnes comme dans les villes. Cependant la sainte et auguste circulation du saint sacrement dans les rues et dans les voies publiques n'était pas tout à fait une nouveauté. Dès le onzième siècle, en plusieurs lieux on portait le saint sacrement à la procession des Rameaux, pour honorer la triomphale entrée de Notre-Seigneur à Jérusalem; mais cette mesure n'avait pas lieu précisément pour honorer le corpus Domini; et d-ailleurs elle était attristée par l'attente du récit de la Passion , qui allait suivre de près. Le jour de la Fête-Dieu, tout est fête; la nature est dans son éclat; Jésus-Christ est remonté aux cieux; l'Esprit-Saint nous a apporté ses dons. Tout est joie; tout est vivant; et cette fête admirable est la plus louchante et la plus saisissante de toutes les fêtes.
Que nos frères séparés qui ne le sentent pas sont
(1) On peut voir, dans les Légendes des sacrements, les détails de ce récit résumé ; et plusieurs des miracles qui ont attesté la présence réelle, dans le volume cité et dans les Légendes des commandements de l'Église.
à plaindre! L'absence de cette fête et de son octave est pour eux la privation d'un immense bonheur qui dure huit jours; ce qui est bien rare, et ce qui ne se trouve pas ailleurs que dans l'Église catholique, notre mère.
Le dimanche dans l'octave de la Fête-Dieu, second dimanche après la Pentecôte, a l'évangile des conviés; nous le sommes tous; et la fameuse parole : Compelle intrare, qui a tant occupé les critiques, amis ou ennemis, n'est qu'une preuve de la bonté de Dieu, qui veut que nous soyons sauvés tous.
Mais nul homme cependant ne peut être sauvé malgré lui.
Summi Régis cor, aveto!
Saint Bernard.
Le lendemain de l'octave de la Fête-Dieu, le vendredi, est la fête du sacré Cœur de Jésus. Toutes ces fêtes, hélas! sont économiquement remises au dimanche qui les suit; car nous sommes avares avec Celui de qui nous tenons tout.
Cette fête, aujourd'hui si populaire, a été établie tard, comme la Fête-Dieu. Mais il y a longtemps que le cœur adorable qui s'est donné à nous, qui s'est laissé percer pour nous du coup de lance, est adoré par les saints.
« L'amour envers Jésus-Christ est, de toutes les dévotions, la plus excellente, dit saint Alphonse de Liguori. Dieu ne nous donne ses grâces qu'autant
LA FÊTE DU SACRÉ CŒUR. 3tS
que nous les lui demandons au nom de son Fils. Il ne nous admet au bonheur éternel qu'autant que notre vie est conforme à celle do Jésus-Christ. Mais nous ne pourrons acquérir cette conformité, et même nous ne saurons la désirer que si nous nous appliquons à comprendre tout l'amour que Jésus-Christ a pour nous.
» C'est pourquoi il révéla à la vénérable sœur Marguerite-Marie, religieuse de la Visitation, qu'il voulait qu'en nos derniers temps on instituât dans l'Église la fête de son sacré Cœur, afin que, par leurs hommages et leurs affections, les âmes dévotes réparassent les injures que ce cœur divin reçoit souvent des hommes ingrats, lorsqu'il est exposé sur nos autels dans l'auguste sacrement.
» On lit dans la vie de cette sainte religieuse , écrite par Mgr Languet, évêque de Sens, que, comme elle était un jour en prières devant le saint sacrement, Jésus-Christ lui fit voir son cœur entouré d'épines, surmonté d'une croix, placé sur un trône de flammes, et qu'il lui dit : « Voilà le cœur qui a tant aimé les hommes, qui n'a rien épargné pour eux, jusqu'à se consumer pour leur amour, et qui ne reçoit de la plupart d'entre eux que l'ingratitude. » Sur l'ordre de son divin Maître, elle demanda donc que l'on célébrât, le vendredi qui suit l'octave du saint sacrement, une fêle particulière en l'honneur du Cœur de Jésus, afin que les fidèles le remerciassent du don immense qu'il leur a fait dans la sainte Eucharistie, et qu'ils réparassent par leurs affections et leurs hommages les irrévérences
et les mépris des pécheurs. Le Sauveur lui avait promis qu'il répandrait abondamment les richesses de son cœur sur ceux qui lui rendraient cet honneur, le jour de la fête, et aussi tous les autres jours où ils visiteraient le saint sacrement.
» Ainsi, cette dévotion au Cœur de Jésus n'est autre chose qu'un culte d'amour envers un si aimable Seigneur.
» L'objet spirituel de cette dévotion est donc L'amour dont brûle le Cœur de Jésus pour les hommes; et l'amour s'attribue communément au cœur, comme on le lit en tant d'endroits de l'Écriture.
» L'objet matériel ou sensible est le sacré Cœur de Jésus, non point pris isolément, mais uni à la sainte humanité et par conséquent à la divine personne du Verbe.
» Cette dévotion s'est ensuite accrue en si peu de temps, et elle s'est tellement propagée, que partout on la voit fleurir aujourd'hui. Elle est enrichie de grandes indulgences, et toutes les églises la célèbrent.
» Née sur le Calvaire, pratiquée par de grands saints, parmi lesquels nous ne citons ici que saint Bernard, suivie bien avant l'institution de la fête et de l'office qui la consacrent, cette dévotion s'est répandue dans tout l'univers avec une incroyable rapidité, malgré les obstacles de tout genre qui ne manquent jamais de traverser les œuvres de Dieu. »
« Puisque nous voici, dit saint Bernard, sur le Cœur tout aimable de Jésus, et qu'il fait si bon y demeurer, ne souffrons pas qu'on nous en sépare.
Le souvenir de ce Cœur divin est une source de consolations et d'ail Oh! qu'il est bon, oh! qu'il est doux de faire sa demeure dans ce Cœur! Que votre Cœur, ô aimable Jésus, est un riche trésor! que c'est une précieuse perle! C'est dans ce sanctuaire que j'adorerai, que je louerai le nom du Seigneur. Je dirai avec David : J'ai trouvé le Cœur de Jésus, mon roi, mon frère, mon ami; et avec ce Cœur toujours présent pour moi, comment n'adorerais-je point? Mais ce Cœur, c'est le mien. Car si Jésus-Christ est mon chef, comment ce qui est mon chef ne serait-il pas aussi à moi? Ayant donc trouvé votre Cœur, ô aimable Jésus, je vous prierai, vous qui êtes mon Dieu, de me tirer tout entier dans ce sacré Cœur, afin que j'y puisse demeurer tous les jours de ma vie. »
Nous pourrions citer de saint Bernard (1) et de
(1) Voici une partie de VOratio rhythmica de saint Bernard; elle est adressée au sacré Cœur de Jésus.
Summi Régis cor, aveto.
Te saluto, corde laeto.
Te complecti me delectat , Et hoc cor meum affectât Ut ad te loquar animes.
Quo amore Tincebaris , Quo dolore torquebaris , Cum te totum exhau rires Ut te nobis impertires , Et nos a morte tôlières?
O mors illa, quam amara, Quam immitis , quam avara Quœ per cellam introivit In qua mundi vita vivit , Te mordens , cor dulcissimum !
Propter mortem quam tulisti , Quando pro me defecisti , Cordis mei, Cor dilectum , In te meum fer affectum.
Hoc est quod opto plurimum.
O cor dulce prsedileclum !
Munda cor meum illectum Et in vanis induratuin.
Pium fac et timoratum , Repulso rétro frigore.
Per medullam cordis mei , PeccatorÎ8 atque rei, .
Tuus amor transferatur Quo cor totum rapiatur , Languens amoris vulnere !
31 ti LA FÊTE DU SACRE CŒUR.
plusieurs grands saints avec lui d'autres élans de ce genre, qui prouvent que la dévotion au Cœur de Marie n'a pas été une innovation.
On honore, en adorant le sacré Cœur de Jésus, le Cœur immaculé de Marie. L'évangile de cette fête est le passage du chapitre xix de saint Jean, qui rapporte comment Jésus fut percé d'une lance sous les yeux de sa mère.
La fête du sacré Cœur a son octave, dans plusieurs églises.
Dilatare, aperire, Tanquam ro&a fragrans mire Cordi raeo te conjunge; Unge illud et compunge.
Qui te amat, quid patitur?
agat nescit vere Nec se valet cohibere , Nullum modum dat amori Multa morte vellet mon Amore quisquls vincitur.
Viva cordis voce clamo , Dulce corl te namque amo.
Ad cor meum inclinare , Ut se posait applicare Devoto tibi pectore.
Tuo vivat in amore , Nec dormitet in corporel Adteoret,adte ploret, Te adoret , te honoret , Te fruena omni temporel
Rosa cordis aperire , Cujus odor fragrat mire.
Tedignare dilatare; Fac cor meum anbelare Flamma desiderii.
Da cor cordi sociari , Tecum , Jesu , vulnerari ; Nam cor cordi similatur Si cor meum perforatur Sagittis improperii.
Infer tuum intra sinum Cor, ut tibi sit vicinum In dolore gaudioso , Cum deformi specioso Quod vix se ipsum capiat.
Hic quiescat, hic moreturt Ecce post te jaui movetur. Te ardenter vult sitire.
Jesu , noli contra ire , Ut bene de te sentiat.
LXÏ.
Marchez peudant que tous ayez la lumière...
S. Jean , ch. *u, f 38.
Le troisième dimanche après la Pentecôte est appelé, de son évangile, le dimanche de la brebis égarée.
Le quatrième dimanche, qui portait autrefois le nom de dimanche de la miséricorde, est aujourd'hui, à cause de son évangile, le dimanche de la pêche miraculeuse.
Le cinquième dimanche a pour évangile le passage de saint Matthieu, chapitre v, où Notre-Seigneur condamne la colère et l'injure. Il est détaché du sermon sur la montagne.
Le sixième dimanche est celui de la multiplication des sept pains (1). Le septième a l'évangile où Notre-Seigneur nous prémunit contre les faux prophètes et les novateurs. Le huitième doit son nom à l'évangile de l'économe infidèle (2).
Le neuvième dimanche après la Pentecôte a pour évangile le passage de saint Luc où on lit que Notre- Seigneur pleura sur Jérusalem.
Le dixième est appelé le dimanche de l'humilité, à cause de la parabole du pharisien et du publicain. Le onzième est le dimanche du sourd-muet. Le dou-
(1) Eu saint Marc, ch. vm.
(2) Saint Luc, ch. \vi.
zième, le dimanche du bon Samaritain. Le treizième, le dimanche des dix lépreux. Le quatorzième, le dimanche des deux maîtres (1).
Le quinzième est le dimanche de la veuve de Naïm. Le seizième, le dimanche de l'hydropique. Le dixseptième, le dimanche du grand commandement ; l'amour de Dieu et du prochain. Le dix-huitième, le dimanche du paralytique emportant son lit. Le dixneuvième, le dimanche des conviés ou de la robe nuptiale. Le vingtième prend son nom de l'officier de Capharnaûm, récit de saint Jean, chapitre iv. Le vingt et unième est appelé, de son évangile, le dimanche des deux débiteurs ou du pardon des offenses. Le vingt-deuxième est le dimanche du tribut à César. Le vingt-troisième le dimanche de l'hémorroïsse. *
On sait que s'il y a plus de vingt-quatre dimanches après la Pentecôte, on fait, après le vingt-troisième, l'office de l'un ou de plusieurs des dimanches troisième, quatrième, cinquième et sixième qui suivent l'Epiphanie. Dans tous les cas, le vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte est toujours le dernier et celui qui précède immédiatement l'Avent.
On l'appelle le dimanche du jugement dernier ou de la fin du monde. Il termine avec sa semaine l'année ecclésiastique, qui est lunaire, comme nous l'avons dit, et nous ramène au saint temps de l'Avent.
(1) Nul ne peut servir deux maîtres. Saint Matthieu, ch. vi, f 24.
Amros, unde aiinulus; ubique circnlus.
Dkspautère.