‹ Légendes du calendrierChapitre 67 sur 95 · DB L'ENFANTEMENT DB LA SAINTE · texte numérisé non relu

DB L'ENFANTEMENT DB LA SAINTE

Vierge. Saint Catien, évéquc de Tours. De l'Ancien Testament : Judas Machabée.

19 Sainte Thée ou Théa, martyre.

20 Saint Zénon et saint Ptolémée, martyrs d'Alexandrie avec saint Ingénu; saint Philogone.

21 Saint Thomas, apôtre.

22 Saint Iscbirion, martyr; sainte Victoire.

23 Saint Servule, saint Dagobert 11, roi d'Austrasie.

24 Sainte Irmine, vierge, 011e d u roi Dagobert Ier . De l' Ane .

Testament : Adam et Ève.

25 XOEL, NATIVITÉ DE XoTRE-

Seigneur. Sainte Anastasie, martyre ; sainte Eugénie , vierge romaine.

26 Saint Etiexve , premier martyr ; saint Dcnys, pape ; saint Marin, martyr.

27 Saint Jean, apôtre et évangéliste ; saint Zoël , prêtre d"Aquilée.

28 Les saints Innocents, massacrés par Hérode. De l'Ancien Testament : Jessé, père de David.

29 Saint Thomas de Cantorbéry, saint Trophime, évéque d'Arles ; saint Hildevert, évéquc de Tulle. De l'Ancien Testament : le roi prophète David, Jonathas et les prophètes Gad et Xathan.

30 Sainte Anysic, martyre.

31 Saint Silvestre, pape; sainte Mêla nie, Romaine ; sainte Colombe, de Sens.

(I) Le M et le 19 décembre, on honore les père» de la sainte famille.

3i0 LE CALENDRIER DE L'ANCIENNE ROME.

LXIH.

Tout ira bien, quand tous les jours seront des fêtes. Proverbe napolitain.

Nous n'en donnerons pas le tableau ; une notice sera plus claire et suffira. Le premier jour de chaque mois portait le nom de calendes.

Le \" janvier était les calendes de janvier. Féle ou sacrifice ce jour-là à Janus, à Junon, à Jupiter et à Esculape. Le 2 était le quatrième des nones, et signalé comme jour malheureux; le 3, le troisième des nones; le 4, le deuxième ou la veille des nones; le 5, le jour des nones. Le 6 était le huitième des ides, ou le huitième avant les ides; car les Romains comptaient en avant, du moins dans leur calendrier. Le 7, le septième des ides; le 8, le sixième des ides. Ce jour-là, sacrifice à Janus. Le 9, cinquième des ides; fêtes agonales, où Ton faisait des sacrifices pour obtenir le succès de quelques entreprises. Le 10, le quatrième des ides, milieu de l'hiver; le 11, le troisième des ides; fêtes ce jour-là, dites Carmentales, en l'honneur de la demi-déesse Carmenta, ainsi nommée parce qu'elle rendait ses oracles en vers. Le 12, deuxième des ides ou veille des ides. Le 13, ides de janvier. Ce jour-là, fêtes aux dieux lares, dites Compitales, parce qu'elles se célébraient dans les carrefours.

Le 1 4, dix-neuvième des calendes de février, jour vicieux; le 15, dix-huitième des mêmes calendes,

sacrifices à Carmenta, Porrima et Postversa, demidéesses qui répondaient sur l'avenir. Le 16, dix-septième des calendes, fêtes de la Concorde. Les jours suivants, jours muets. Le 24, neuvième des calendes, fêtes des semailles, pour obtenir de Cérès et de Tellus de bonnes moissons. Le 27, sixième des calendes, fête à Castor et Pollux. Le 29, quatrième des calendes, les Équiries, fêtes qui consistaient en courses de chevaux en l'honneur de Mars; et les Pacalies, fêtes à la Paix. Le 31, deuxième jour ou veille des calendes, fêtes aux dieux pénates.

Le 1er février, calendes de février, fête à Junon Sospita (conservatrice), à Jupiter, à Hercule, à Diane. Le 2, quatrième jour des nones; le 5, comme en janvier, nones de février. Le 6, huitième jour des ides. Le 11, troisième jour des ides, fêtes génialiques, à l'honneur des divinités qui présidaient aux plaisirs. Le 13, ides de février; fêtes à Faune et à Jupiter.

Le 1 4, seizième jour des calendes de mars. Le 1 G, quatorzième jour des calendes : les Lupercales, fêtes en l'honneur de Pan; le lendemain, les Quirinales, en l'honneur de Romulus. On ne sait pas trop pourquoi cette fête est appelée aussi la fête des Fous. Le 18, douzième des calendes, les Fornacales, fêtes à l'honneur de la déesse Fornax, qui patronnait la boulangerie. Le même jour, les Férales, cérémonies à la mémoire des morts ou des mânes. Le lendemain, les Charisties, fêtes de famille entre parents et amis. Le 21, neuvième des calendes, les Terminales, fêtes du dieu Terme. Le 24, sixième des ca-

lendes, le Regifugium, fête 'célébrée en mémoire de l'expulsion des Tarquins. Le sixième jour était doublé tous les quatre ans; ce qui a fait donner à ces quatrièmes années qui ont un jour de plus le nom de bissextile. Le 27, troisième des calendes, les Équiries, comme au 29 janvier.

Le 1er mars , calendes de mars; les Matronales, fêtes en l'honneur des Sabines. Le 2, sixième des nones, fêteàJunon Lucine; fête des Ancilies (boucliers sacrés). Le 6, veille des nones, fêtes en l'honneur de Vesta. Le 7, jour des nones, sacrifices à Vé- Jupiter. Ce Vé-Jupiler était un anti-Jupiter, un mauvais démon; on lui faisait la cour, non pour en obtenir du bien, mais pour conjurer sa malice. Il avait un temple auprès du Capitole. Le 8, huitième des ides ou avant les ides. Le 1 4, veille des ides, Équiries ou cavalcades sur les bords du Tibre en T honneur de Mars. Le 45, jour des ides, fête d'Anna-Pérenna, déesse qui présidait aux années.

Le 16, dix-septième jour des calendes d'avril. Le 17, seizième des calendes, les Libérales, fêtes à Bacchus. Ce jour, les jeunes Romains prenaient la toge. Le 19, quatorzième jour des calendes, les Quinquatries ou Panathénées, fêtes en l'honneur de Minerve. Elles duraient cinq jours. Le 25, huitième jour des calendes, les Hilaries, fêtes à Cybèle, mère des dieux, nommées Hilaries à cause des grandes réjouissances qui les accompagnaient. Elles se terminaient le 28 par les Mégalésies, jeux publics dédiés aux grands dieux. Le 30, troisième des calendes, fêtes à la Paix et à Salus, déesse de la santé. Le len-

demain, féte à Diane, considérée comme la lune.

La 1er avril, calendes d'avril. Fête à Vénus et à la Fortune virile. Le 2, quatrième des nones d'avril. Le 5, nones d'avril; jeux mégalésiens à la mère des dieux. Le 6, huitième des ides d'avril, fête à la Fortune publique. Le 9, cinquième des ides, fête à Gérés. Le 10, quatrième des ides, jeux du cirque en l'honneur de Cérès; le 13, jour des ides, fête à Jupiter vainqueur et à la liberté.

Le 14, dix-huitième des calendes. Le 15, dixseptième jour des calendes de mai, les Fordicides (immolation de vaches pleines à la déesse Tellus ou la Terre). Le 18, quatorzième des calendes, Équiries ou cavalcades au grand cirque. Le 19, Céréales (fêtes à Cérès). Le 21, onzième des calendes, Parilies, fêtes en mémoire de la fondation de Rome. Le 22, dixième des calendes, Agonales à Janos. Le lendemain, les Vinales ou Vinaliennes, fêtes où Ton buvait le vin nouveau en l'honneur de Jupiter et de Vénus. Le 26, sixième des calendes, les Robigalies, supplications à la déesse Robigo ou Rubigo, pour lui demander de préserver les blés de la rouille. Le 27, Fériés latines, fêtes chômées des peuples latins. Le lendemain, les Florales, ou Jeux Floraux (en l'honneur de Flore). Le 30, veille des calendes de mai, les Larentales, fêle à Acca-Larentia.

Le 1er mai, calendes de mai, fêtes à la bonne déesse et aux dieux lares; Jeux Floraux. Les vestales seules, dit-on, savaient le nom de cette puissance qu'on appelait la bonne déesse. Le 2, sixième des nones, les Compitales, fêtes aux pénates dans

34 i LE CALENDRIER DE L'ANCIENNE ROME.

les carrefours. Le 9, septième des ides de mai, les Lémuriennes, fête de nuit pour repousser les revenants. Le lendemain, continuation de la même fête, aux flambeaux. Le 1 1 , cinquième des ides, jour malheureux pour le mariage. Le 12, courses au cirque en l'honneur de Mars vengeur. Le 13, continuation des Lémuriennes. Le 14, fêle à Mercure, dieu des marchands. Le 15, jour des ides de mai; les marchands fèteut Jupiter. Cérémonies des Argiens. Les Romains appelaient les Grecs de ce nom, et ils jetaient ce jour-là dans le Tibre trente mannequins de paille et d'osier revêtus du costume grec. Le 16, dix-septième des caleodes de juin. Le 21, douzième des calendes, Agonales à Janus. Le 22, • sacrifices à Vé-Jupiter. Le 23, fêtes de Vulcain ; le 23, seconde fête de l'exil des rois, Regifugium. Le 24, fête à la Fortune.

Le 1" juin, calendes de juin; fête à Junon-Moneta, ainsi appelée parce qu'on faisait de la monnaie dans celui de ses temples où se célébrait cette fête. Sacrifices à la Tempête. Le 2, quatrième des nones de juin, Fabaries, c'est-à-dire offrandes de bouillie de fèves à la déesse Garna, laquelle présidait aux entrailles des humains. Le 4, deuxième des nones, fêtes à Bellone et à Hercule. Le 5, jour des nones, à Fidius, dieu de la fidélité conjugale. Le 6, huitième des ides, à Vesta. Le 7, Jeux Piscatoriens, où les pêcheurs péchaient dans la Tibre de petits poissons qu'on sacrifiait à Vulcain. Le 8, fête de la déesse Mens, déesse de l'intelligence et du bon sens. Le 9, à Jupiter Pistor (nourricier).

Le II, à Ma tu la ou Leucothoé (l'Ino des Grecs), et à la Concorde. Le 12, commencement de l'été; le 13, premier des ides de juin à Jupiter Invincible; et les petites Quinquatries, fête des joueurs de flûte, qui couraient la ville sous des habits de femmes.

Le 14, dix-huitième des calendes de juillet; le 19, treizième des calendes, à Minerve. Le lendemain, à Summanus, dieu des éclairs et du tonnerre; le 24, à la bonne Fortune; le 27, à Jupiter Stator et aux dieux lares; le 28, à Quirinus (Romulus); le 30, à Hercule et aux Muses.

Le \w juillet, calendes de juillet, jour des déménagements à Rome; le §, troisième des nones (1), le Poplifuge, commémoration de la fuite du peuple romain sur le mont Aventin, lorsque les Gaulois eurent pris la ville de Rome. Le 7, nones, dites nones caprotines, fête à Junon-Caprotina , appelée ainsi parce qu'on l'honorait sous ce nom en un lieu appelé le marais de la Chèvre ; fête des servantes. Le lendemain, fêle à Vitula, déesse de la joie; le 11, fin des Jeux Apollinaires (en l'honneur d'Apollon), qui ont commencé le 4; le 14, veille des ides, fêtes à la Fortune féminine et à Mercure; le 15, jour des ides, fêtes à Castor et Pollux, jeux et luttes solennelles; le 19, quatorzième des calendes d'août, jour mauvais; le 23, fêtes à Neptune; fête des dames romaines à Opigena (désignation de Junon-Lucine); le 25, les Furinales, sacrifices aux Furies; les Ambarvales, processions autour des moissons en l'hon-

(1) Les mois de mars, mai, juillet et octobre avaient six jours de nones. Les autres mois n'en avaient que quatre. .

neur de Cérès; le 23, offrande de vin et de miel à Cérès.

Le 1er août, calendes d'août, fêtes à Mars et à l'Espérance; le 5, jour des nones, fête à la déesse Salus; le 40, quatrième des ides, fête à Cérès; le 12, à Hercule; le 13, jour des ides, fêtes à Diane et à Vertumnô, le dieu des jardins; fête des esclaves; le 14, dix-neuvième des calendes de septembre; le 17, seizième des calendes, les Portumnales, jeux en l' honneur de Portumne, le dieu de la mer; fête à Janus; le 1 3 , les Gonsuales, fêtes et cavalcades en l'honneur de Consus, qui est Neptune, dieu sous le nom des Bons Conseils. Commémoration ce jour-là de l'enlèvement des Sabines. Le 20 et le 21 , Vinalies, fêtes des buveurs à Jupiter et à Vénus; le 22, les grands mystères, fêtes nocturnes des femmes, où n'avaient part que les initiées; le 23, fêtes à Vulcain; le 24, fériés de la Lune; le 25, les Opiconsives, fête au Capitole, à Ops, qui est Rhéa et Cybèle, appelée Consiva parce qu'elle préside aux biens de la terre; le 27, les Yulturnales, fêtes funèbres à la mémoire de Vulturne ou Volturne, fils d'un roi d'Albe, qui se noya dans le Tibre.

Le 1er septembre, calendes de septembre, fête à Jupiter-Maemactès (1); le 4, jeux romains; ils durent huit jours; le 8, sixième des ides, commémoration de la prise de Jérusalem par Titus; le 13, jour des ides, dédicace du Capitole à Jupiter; le 1 5, les grands jeux dans le cirque; ils durent cinq jours. Le 20,

(1) Mœmactès, l'un des mille et un surnoms de Jupiter.

jour de naissance de Romulus; grande foire de quatre jours; le 23, jour de naissance d'Auguste; le 25, fêtes à Vénus, à Saturne, à Mania, mère des dieux lares; on lui offrait des images de laine, en la priant d'épargner ceux qui les lui présentaient; le 34, les Méditrinales, festins à Minerve, sous les auspices de Méditrina, déesse de la médecine.

Le 4er octobre, calendes d'octobre; le 2, sixième des nones d'octobre, lesPyanepsies, fêtes empruntées aux Athéniens, où l'on offrait à Apollon des légumes cuits que les Grecs appelaient pyana. Le 6, sacrifices aux dieux mânes; le 8, huitième des ides, féte à Apollon; le 40 les Ramales, fêtes à Bacchus et à Ariane; on y portait des rameaux ou branches de vigne, chargées de raisins; le 12, les Augustales, fête à la Fortune du retour, en mémoire du retour d'Auguste, triomphant des Parthes; le 43, troisième des ides d'octobre, les Fontinales, fêtes des Nymphes, où l'on jetait des fleurs dans toutes les fontaines; le 45, offrandes des marchands à Mercure; le 16, dix-septième jour des calendes de novembre, sacrifice d'un cheval immolé à Mars; le 48, jeux à Jupiter Libérateur; le 49, Armilustre, féte et honneurs aux armées dans le Champ de Mars; le 22, jeux à Minerve; le 27, jeux à la Victoire; le 28, les petits mystères; préparation aux grands pour les personnes qui cherchaient à s'y faire initier; le 30, fête à Vertumne.

Le 1er novembre, calendes de novembre, jeux au cirque. Le 5, nones de novembre , jeux en l'honneur de Neptune pendant huit jours. Le 9, fête à Bacchus.

Le 10, commencement de l'hiver. Le 13, jour des ides de novembre, Lectisternies , fêtes où l'on descendait les statues des dieux pour les coucher sur des lits et leur servir de splendides festins. Ces fêtes duraient huit jours pendant lesquels les Romains traitaient leurs amis. Le 13, foire de trois jours. Le 19, festin des pontifes en l'honneur de Cybèle. Le 21, les Libérales, fêtes à Bacchus. Le 22, sacrifices à Pluton et à Proserpine. Le 24, les Brumales, fêtes à Bacchus pendant trois jours.

Le 1er décembre, calendes de décembre, fête à la Fortune des femmes. Le 4, veille des nones, à Minerve et à Neptune. Le 5, jour des nones, lesFaunales, fête dans la campagne en l'honneur de Faune, dieu des troupeaux. On brûlait de l'encens et on répandait du vin sur ses autels, en lui immolant des chevreaux et des brebis. Le 9, fêle à Junon Jugale (patronne du joug conjugal). Le 11, nouvelles Agonales dites jours alcyoniens. On explique mal le sens de ce mot; mais, pendant les quatorze jours que duraient les Agonales alcyoniennes, du 1 1 au 24 décembre, on ne plaidait pas, et les affaires étaient suspendues. Le 1 4, dix-neuvième jour des calendes de janvier, nouvelles Brumales à Bacchus; celles-ci s'appelaient Ambrosianes, parce qu'on y buvait les meilleurs vins. Le 1 7, commencement des Saturnales, jours de liberté et de réjouissance qui duraient jusqu'au 25. Le 19, lesOpalies, fête en l'honneur de la déesse Ops, femme de Saturne. Le 21, les Angéronales, cérémonie à Angérone, déesse du silence, pour expier le vacarme des Saturnales. Ces cérémo-

nies s'appelaient aussi divales. On offre à Hercule et à Vénus, ce môme jour, du vin mêlé de miel. Le 22, Compilales ou fêtes dans les carrefours aux dieux pénates. Le 24, les Juvénales, jeux donnés par la jeunesse. Le 25, Brumales à Bacchus pour clore les Saturnales. Le 27 et les deux jours suiv ants, offrandes à Phœbus.

Les Romains superstitieux avaient leurs jours fastes ou favorables et leurs jours néfastes ou sinistres, dangereux, mauvais. Janvier ne présentait que des jours heureux, excepté le 10, le If, le 13 et le 14, qui étaient frappés d'un mauvais sort à certaines heures. Mais les douze premiers jours de février étaient néfastes, ainsi que le vingt-quatrième. Le 1 3 et le 1 5, le 16, le 17, le 23, le 26 et le 27 avaient de mau- * vais instants.

Mars ne comptait que deux jours néfastes, le 19 et le 22. Le .premier jour, ainsi que le 6, le 1 3, le 1 4 et le 15, le 17, le 23 et le 27, étaient entremêlés de bon et de mauvais.

Le 1er avril était néfaste, aussi bien que le 7, le 8, le 9, le 10, le 11, le 12, le 14, le 16, le 17, le 18, le 19, le 20, le 22. Les 6, 13, 15, 21, 23, 25, 28 étaient mélangés. Le mois n'était donc pas un des meilleurs.

Le 1er mai, le 7, le 9, le 11, le 13, le 22 étaient néfastes; les 12, 15, 21, 23 étaient entremêlés.

En juin, jours néfastes le 1", le 5, le 6, le 7, le 9, le 10, le 1 1 , le 12, le 13, le 14. Les autres jours étaient bons.

Juillet ne comptait que sept jours mauvais, le Tr,

le 2, le 3, le 5, le 6, le 7, le 8, et six jours fâcheux eu quelque partie de leur durée , le 4 , le 9 , le 4 2 , le 45, le 49 et le 25.

Août, le mois d'Auguste n'avait qu'un jour néfaste, le 4" et huit jours mêlés : le 9, le 13, le 47, le 21, le 23, le 27 et 28.

Septembre n'était pas très-fâcheux non plus : trois jours néfastes seulement, le 1er, le 2, le 12, et trois jours variés en bonne et mauvaise influence : le 3 , le 13, le 23.

Octobre se montrait plus heureux encore : un seul jour néfaste, le 4»er; et cinq jours mélangés, le 12, le 13, le 14, le 15 et le 19.

Novembre, mieux : un seul jour néfaste, le 1*r, et un seul jour entremêlé, le 4 3.

Décembre, un peu moins bien : un jour néfaste, le 4W, et sept jours mêlés , le 4 4 , le 4 2, le 4 3, le 4 5, le 19, le 24 et le 23.

Mais Fastes vient de Fari (parler); comme on ne pouvait ni plaider ni juger les jours et les parties de jour néfastes , beaucoup de Romains , ne partageant pas l'opinion populaire, trouvaient que les jours néfastes n'étaient mauvais que pour les avocats.

Voilà, aussi complètement qu'il nous est possible de le donner pour ne pas fatiguer le lecteur, le tableau de l'année romaine. Les prétendus économistes qui, après avoir avoir ôté aux classes laborieuses les quelques bonnes fêtes qui égayaient le cours du temps, lui ravissent encore le dimanche , remarqueront, mais sans doute en vain, combien de fêtes incessantes émaillaient la vie du peuple- roi. Les Romains com-

CALENDRIER DES GAULES PAÏENNES. 351

prenaient que le corps, comme l'esprit, a besoin de délassements.

Nous devons faire observer que le calendrier de l'ancienne Rome, que "nous avons donné avec ses fêtes, ne s'accorde pas avec le nôtre, depuis la réforme grégorienne. Il n'a que les réformes de Jules César et s'appelle le calendrier julien. Il est suivi encore obstinément par les Grecs modernes et les Russes, et relarde de treize jours sur le nôtre. Quand nous fêtons le 1er janvier, les Russes ne sont encore qu'au 20 décembre; et leur grande fête du G janvier (l'Épiphanie) a lieu chez eux le même jour où nous fêtons laChairedesaint Pierre, 4 8janvier. Ils font Noël pendant que nous fêtons les rois mages. Leur Avent dure quarante jours.

Mais les fêtes mobiles, Pâques avec tout ce qui s'y rattache, réglé par l'année lunaire, tombent chez eux aux mêmes jours que chez nous.

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