‹ Légendes et archives de la Bastille (volume 2)Chapitre 29 sur 56 · PRÉFACE. XLIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XLIII

désespérés !... Mais après avoir percé les voûtes, creusé des puits, pioché, sondé... il fallut bien renoncer à ses chimères ! et — chose plaisante â dire — avec regret!...

On se rabattit alors sur les instruments de torture. — Car bien que la question fût abolie depuis cent ans, comment concevoir la Bastille sans quelques petits instruments de torture?

On les découvrit sans peine.

« Des chaînes, dit Louis Blanc, que les mains de beaucoup d'innocents peut-être avaient usées, des machines dont personne ne put deviner Tusage. — Un vieux corselet de fer qui paraissait inventé pour réduire Fhomme à une immobilité éternelle!... »

Or, ces chaînes étaient celles des deux statues de captifs qui flanquaient la grosse horloge de la cour. — Les machines, dont personne ne devinait l'usage, les débris d'une imprimerie clandestine démontée, — et le corselet de fer, un fragment d'armure du xv® siècle !^..

On manquait aussi de squelettes! — bien qu'on eût trouvé quelques ossements chez le chirurgien du château ; mais la plus mauvaise foi était bien forcée d'avouer que c'étaient des

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